Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister.

Le Manitoba et ses 21 raisons

OPINION / C’est avec enthousiasme que j’ai lu l’invitation du premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, à accueillir les personnes qui sont contre la loi 21. Cette invitation nous informe qu’il y a vingt-et-une bonnes raisons de déménager dans cette province.

Afin d’aider ces personnes qui se sentent lésées par la loi 21, je pourrais émettre encore plus de raisons de le faire. C’est avec intérêt et curiosité que j’observerai les actions prises par le PM du Manitoba, ainsi que les actions de ses députés et ministres, pour accommoder les demandes incessantes et souvent à l’encontre des droits de la femme, des gens qui contestent notre loi 21, loi qui est soutenue par plus de 70 % des Québécois.

C’est avec soulagement que je pourrai être témoin de l’érection de multiples mosquées dans cette province et de contestations futures des lois du Manitoba et j’ose espérer que tous les Manitobains sauront s’adapter avec diligence au multiculturalisme de notre PM du Canada et de leur PM. Multiculturalisme qui, malheureusement, consiste pour certaines minorités à nous imposer sans vergogne leur religion. Les minorités qui se sentent lésées par la loi 21 et qui déménageront au Manitoba pourraient assez rapidement devenir la majorité des électeurs et élire dans le futur leurs propres «leaders» et changer les lois afin de pouvoir enfin vivre comme dans les pays que ces minorités ont quittés.

Toutefois, j’aimerais connaître la réaction des gens en minorité si, dans nos écoles, les religieux revenaient enseigner à leurs enfants. Vous savez les bonnes petites sœurs avec leur voile noir, leur longue robe noire et le gros crucifix en bois. J’aimerais aussi savoir quelle serait la réaction des Manitobains si les minorités qui contestent la loi 21 et qui refuseraient l’enseignement au Québec par les religieux, accepteraient toujours d’inviter ces minorités à s’installer dans leur province.

Mes questions sont légitimes car j’ai soif d’apprendre. Dans l’éventualité que la loi 21 soit abolie par les plus hautes instances du Canada, je recommande au premier ministre du Québec de remettre en place le personnel de religion catholique comme enseignant dans toutes les sphères de l’éducation et à tous les niveaux. Nous aurions donc un autre grand débat pour les prochaines vingt années.

Anne-Sylvie Duquette

Saint-Boniface