Le maintien à domicile des personnes handicapées oublié?

OPINIONS / L’augmentation salariale des nouveaux préposés aux bénéficiaires du secteur public (26 $ l’heure) jumelé à l’engagement qu’aurait reçu le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) de la part du président du Conseil du trésor, Christian Dubé, de maintenir les primes de 4 $ de l’heure, prévues a priori pour la période de la pandémie risque de sonner le glas de la mesure chèque emploi service (CES) si le taux horaire n’est pas majoré significativement.

Le CES permet à plus de 19 000 personnes, dont de nombreuses personnes handicapées de la Mauricie et du Centre-du-Québec de demeurer à domicile grâce au soutien d’employés embauchés de gré à gré. Les employés du CES sont rémunérés à 13,90 $ l’heure, soit un écart de plus de 12 $ l’heure.

Québec s’est pourtant doté en 2004 d’une politique de soutien à domicile qui prône la gestion des services dans le respect du choix de la personne. Toutefois, sans moyens concrets, cette politique demeure un simple cadre administratif.

La même inquiétude perdure pour les gestionnaires de ressources d’hébergement de type communautaire qui risquent de faire face à un exode de leur personnel vers les secteurs privé et public si minimalement, le gouvernement ne maintient pas les primes attendues de 4 $ l’heure.

Le Regroupement des organismes de personnes handicapées de la Mauricie demande donc au gouvernement du Québec de rapidement statuer sur ce qu’il entend faire afin de soutenir la mesure du CES favorisant ainsi le maintien à domicile de milliers de personnes handicapées et, dans le même esprit, préciser son soutien aux ressources d’hébergement communautaire.

Steve Leblanc, directeur

Regroupement des organismes de personnes handicapées de la Mauricie