Le jugement de la cohérence en matière de réhabilitation ou non d’un chien dangereux

OPINIONS / Après plusieurs années de théorisation sur la communauté des chiens dangereux de type pitbull, on nage encore dans le référendum populaire du «pro» ou «contre» cet animal.

J’aimerais qu’on m’explique la dérive politique, sociale et scientifique de ce dossier depuis la mort largement médiatisée de Christiane Vadnais. Est ce qu’on vit dans un monde si perdu, désabusé, déréglé et déçu de l’humain pour vouloir discuter de la pertinence et de la protection d’une race animale qui a été croisée depuis des lunes pour l’attaque et les combats?

On se sent confus et cynique de tant de déni, de rêverie, de manque de discernement de la part des lobbyistes et amateurs de chiens dangereux.

Je suis indignée et renversée des commentaires en faveur de la réhabilitation du pitbull avec un historique d’agressivité qui a attaqué gravement plusieurs enfants en août dernier. On entend des propos répétitifs et sans argument du genre: «il n’y a pas de mauvais chien mais seulement des mauvais maîtres». Comme si pointer un coupable ou essayer de responsabiliser les propriétaires délinquants diminuerait le risque complet d’attaques?

Sommes-nous devenus si ramollis qu’on souhaite préserver la vie d’un chien dangereux, investir de l’énergie et des budgets aux dépens de la sécurité d’une population? Est ce qu’on doit expertiser en long et en large un chien qui a attaqué gravement alors que cette avenue profite à ces experts du portefeuille?

Il y a tellement d’animaux de compagnie qui ne demandent qu’à être aimés et qui ne représentent peu de risques d’attaques graves...

Là où s’arrête le gros bons sens, la bêtise humaine prend ses racines et étouffe le sens du jugement et de la rationalité.

Martine Lessard

Louiseville