Le futur, selon l’ex-religieuse

OPINION / Vraiment impressionnant le texte de Mme Andréa Richard dans l’édition du 19 mars dernier. L’ex-religieuse et écrivaine résume remarquablement la tornade qui secoue l’Église catholique. Mais surtout, elle ouvre une belle fenêtre sur ce qui nous attend et qui, espérons-le, pourra remplacer la présence religieuse dans notre société. L’octogénaire de Trois-Rivières pour qui j’ai un profond respect ne va pas jusqu’à éliminer la foi de nos vies, mais c’est tout près. Évidemment, ici et ailleurs, il n’y a pas que les sectes chrétiennes. Toutefois, à moyen terme, la baisse des unes sera suivie de la disparition des autres; n’en déplaise aux croyants d’Allah et des autres dieux.

À ceux et celles qui paniquent à l’idée qu’un vide s’installe dans la spiritualité de l’être humain dans l’après-religion, Mme Richard mentionne à juste titre l’apport de notre sens du devoir et des responsabilités collectives ainsi que notre volonté – naturelle – à mieux vivre ensemble. Simple possibilité de coexister correctement sans toutes ces béquilles et ce rituel qu’on nous a plantés dans le cerveau depuis 2000 ans.

Aujourd’hui, on se donne le droit à la remise en question et c’est légitime. Conséquemment, entre autres, l’administration Plante retire le crucifix de la salle du conseil municipal de Montréal. Ce n’est qu’un début.

Personnellement, et ce n’est qu’une projection, je m’interroge à savoir ce que vont conclure les générations futures à la lumière des découvertes plus poussées du cosmos et des galaxies autres que la nôtre.

Que penseront nos descendants de cette idée que nous avions en 2019, concernant ces dieux x, y et z qui, nous disait-on, avait créé le ciel et la terre? Dans 100 ans, les terriens auront peine à se rappeler de leurs noms.

Roger Matteau

Shawinigan