La manifestation contre le racisme s’est déroulée dans le calme, samedi, à Trois-Rivières. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas.
La manifestation contre le racisme s’est déroulée dans le calme, samedi, à Trois-Rivières. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas.

Le droit de se réunir pacifiquement

OPINIONS / Tout d’abord, je crois qu’il est impossible de ne pas commencer mon texte en offrant mes condoléances à la famille de George Floyd. Cette situation de violence gratuite et d’abus de pouvoir ne doit pas en rester là et je me réjouis de voir que le policier impliqué devra répondre de ses actes.

Ce qui me déçoit, c’est les antifascistes qui participent aux manifestations uniquement pour faire de la casse et pour piller les commerces que les gens travaillent fort pour construire.

Ce groupe d’extrême gauche utilise les protestations autour de la mort d’un homme pour s’incruster dans des mouvements sociaux pacifiques de citoyens engagés et faire de la casse.

Ces anarchistes portent ombrage aux revendications de la population faisant partie des minorités visibles. Comme société civilisée, nous ne devrions pas tolérer que des jeunes en manque d’attention fracassent les vitrines.

Le droit de se réunir pacifiquement en solidarité avec une cause fait partie des fondements mêmes de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ce qu’il faut retenir, c’est la phrase suivante: «la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.»

De ce fait, je crois que les manifestants peuvent se réunir en toute liberté sans violer la propriété des commerçants, car, entre nous, répondre à de la violence par la violence c’est stupide.

En terminant, je crois que le Canada est un pays très inclusif et qui respecte les minorités et la culture des nouveaux arrivants.

Dans une société, il est normal d’avoir des questions et des craintes par rapport à la différence. Mais, en 2020, dans un pays développé comme le nôtre, nous devons l’accepter cette différence.

Entrer en contact avec les gens des minorités visibles et poser des questions sur leurs origines est une bonne manière de s’ouvrir l’esprit.

Je vous laisse sur une phrase-choc qui résume mon texte et le fond de ma pensée: «Une fois reconnue la différence de l’autre, encore faut-il ne pas réduire l’autre à sa différence.» Pascal Bruckner, la tentation de l’innocence

Luc Gervais

Trois-Rivières