Le coronavirus et l’insouciance

OPINIONS / Depuis l’arrivée du coronavirus dans le monde entier, on nous informe de tout bord et de tout côté sur la nécessité d’éviter la contamination et surtout la propagation.

On nous informe des mesures à prendre pour se protéger dans nos déplacements. C’est rassurant de constater l’intérêt de tout le monde et le changement d’attitude qui en découle.

Comment alors devons-nous interpréter le fait que l’Agence de santé publique du Canada refuse d’empêcher les voyageurs en provenance des pays infectés d’atterrir au Canada?

Pourquoi notre premier ministre Justin Trudeau n’impose-t-il pas plus de limites aux frontières canadiennes?

Comment concevoir que le premier objectif de notre gouvernement ne soit pas le bien-être et la santé des citoyens canadiens? Le laxisme de nos dirigeants est pathétique! Ça frôle l’insouciance.

Espérons que lors des prochaines élections, notre mémoire ne soit pas atteinte par ce virus.

Au Québec, on nous dit que l’on gère bien la situation. Alors comment expliquer qu’un groupe d’étudiants de la Beauce se prépare à partir en Italie pour leur voyage de finissants?

Ces étudiants seront en quelque sorte plongés en plein milieu viral avec l’accord des parents et la bénédiction des dirigeants de l’école, de nos gouvernements canadien et québécois. Bon voyage, les jeunes!

Comment lors de leur retour arriverons-nous à gérer la contamination possible et la propagation du virus sournois dans leur environnement, leur famille, leur village, le Québec? Seront-ils mis en quarantaine par prévention?

Bravo aux parents qui ont refusé le départ de leur enfant pour ce voyage. Seulement trois, c’est déjà ça ,mais si peu.

Être avisés de A à Z sur ce coronavirus par l’Agence de santé du Canada, c’est parfait, mais être laissés à nous-mêmes sans prise de positions majeures par nos dirigeants est plus que désolant. Heureusement que les rectorats de l’Europe semblent plus vigilants et veilleront possiblement à ne pas permettre la réalisation de ce projet d’étudiant

En conclusion, il semble capital que chacun de nous ne baisse pas les bras en banalisant la situation, mais s’engage à éviter tout voyage non nécessaire pour quelque temps et prendre tous les moyens hygiéniques de protection de la contamination par ce virus et de la propagation. C’est probablement le seul antivirus efficace pour l’instant.

À nous de choisir la santé de la collectivité. C’est une question de civisme.

Ghislaine Noël

Trois-Rivières