Le président des États-Unis, Donald Trump.

Le 45e président: moron, voyou et boutefeu !

OPINION / «Moron et idiot». Tels sont les qualificatifs utilisés par Rex Tillerson, secrétaire d’État sortant du cabinet.

S’ajoute à ces termes peu flatteurs celui de «voyou» de l‘écrivain américain Philip Roth, géant de la littérature américaine mort le 22 mai dernier et auteur de 26 romans dont la «Tache» et «Complot contre l’Amérique».

Quant à Paul Auster, auteur du roman exceptionnel 4321, incapable de prononcer la marque de commerce du président, révolté par son inculture et le népotisme qu’il a imposé à la Maison-Blanche, il le désigne non plus par son nom mais par le 45e.

Un président dont les grands journaux et les revues américaines et françaises décrivent les frasques, dénoncent ses tweets vengeurs d’adolescents sans filtre et démontrent les dommages collatéraux découlant de ses politiques et de ses préjugés: préjugés favorables envers les riches toujours plus riches, inégalités, pauvreté, violence, racisme sans oublier l’objectif poursuivi par le président de détruire l’héritage des années Obama.

Ce président narcissique et menteur pathologique, défait au suffrage universel et qui doit son élection aux Grands électeurs, en plus de maîtriser un vocabulaire limité à 150 mots a une fois encore démontré à La Malbaie son manque de politesse et de civilité.

Un grossier personnage arrivé du ciel de Bagotville avec un aréopage de 10 hélicoptères et une garde rapprochée sur les dents par crainte d’un attentat contre sa personne dont la détestation de par le monde ne cesse d’augmenter.

À l’instar d’un animal qui laisse ses marques, partout où il passe, ce président devenu la honte de l’Amérique, entouré de super faucons que l’Obs qualifie de «gang des Affreux», sème le chaos comme il l’a fait au Moyen-Orient en se vantant d’être un grand négociateur alors que son passé d’homme d’affaires sulfureux a entraîné un nombre incalculable de déboires et de faillites sur son passage.

Pour l’auteur de L’art du Deal, négocier veut dire tromper, menacer, intimider, humilier et surtout faire des victimes. Désormais, fidèle à lui-même, le président qui souffle le chaud et le froid se comporte avec ses alliés comme il le ferait avec ses pires ennemis.

Maintenant avec ce G-7, dont les résultats demeurent discutables et alors que la compilation des dépenses pourrait s’approcher dangereusement du milliard de dollars, il faut se demander si à l’ère d’internet ces rencontres ostentatoires ne seraient pas devenues obsolètes.

Il faut également s’interroger si face au président Trump, il ne faudrait pas sortir de ce cercle vicieux de confrontation et de menaces en développant de nouvelles alliances avec la Communauté européenne, le Mexique, l’Afrique, le Brésil et l’Inde tout en se rapprochant de la Chine, toute cette démarche isolant davantage les États-Unis, notre turbulent et imprévisible voisin, du reste du monde. «Great Again». Mais seul! Ce que le candidat Trump n’a pas dit aux électeurs.

Mais puisqu’il faut conclure sur une note d’optimisme et d’espoir, la bonne nouvelle c’est que ce président n’est pas éternel et que l’enquêteur spécial Mueller pourrait contribuer à sa destitution sans oublier l’élection de l’automne et sa perte de majorité dans les deux Chambres.

Claude Gélinas

Shawinigan