L'historien Yannick Gendron

Laviolette lave plus blanc, mais Bochart décape

L’auteur, Bryan Perro, est éditeur. Il réagit ici à la lettre de Guy Héroux intitulée «Bochart, Laviolette et la controverse», publiée dans notre édition du 23 novembre dernier.

À moi de sauter dans le débat historique autour du fondateur de Trois-Rivières, non pas en tant qu’expert, mais plutôt comme éditeur du prochain livre de Yannick Gendron sur la fondation d’une ville que j’aime autant que Shawinigan. Car, chez Perro Éditeur, nous croyons en nos auteurs et défendons leur intégrité intellectuelle. Et cet auteur que nous respectons, Yannick Gendron, dépeint dans ce courrier des lecteurs comme un révisionniste brouillon et mal intentionné par monsieur Guy Héroux, est en fait un type d’une rigueur et d’une écoute digne d’un grand chercheur.

Motivé par le doute et contestant sans cesse les certitudes, notre auteur propose un regard neuf, vivant et dépoussiéré dans une recherche qui anime sa vie depuis de longues années. Ce qui me surprend des commentaires de monsieur Héroux, c’est la pertinence avec laquelle celui-ci parle d’un livre qui est à paraître en mars 2019. Étonnant ce pouvoir qu’ont les supra-lucides de voir dans le futur! Oui, Yannick Gendron l’avait promis en 2017, mais c’est l’éditeur qui détermine un calendrier de publication, monsieur Héroux! Ne le saviez-vous pas?

Le livre de Yannick Gendron est une réflexion mesurée, argumentée posément et écrit afin que tous les lecteurs puissent bien se faire un portrait clair d’une époque difficile à décoder. Il est à l’image de son auteur, intelligent et pertinent.

Il serait aussi important que vous sachiez, monsieur Héroux, qu’il n’est pas nécessaire de continuer à nous inonder de courriels afin de nous convaincre, chez Perro Éditeur, d’avorter la sortie de ce livre. Cependant, soyez certain que nous applaudissons votre ténacité de bulldog enragé et que, si le comité de censure chinois qui juge mes livres dans l’Empire du Milieu se cherche un nouveau président, je veillerai chaudement à vous recommander.

Une rue, un parc au nom de Bochart: peut-être… l’Histoire le dira, pas vous.

Mais un livre pertinent sur la fondation de Trois-Rivières… ça oui!