Muguette Paillé

Laver plus blanc que blanc

En réaction à la lettre de Muguette Paillé intitulée «Avortement d’un rêve politique», publiée dans notre édition du mardi 29 mai dernier.

Madame,

Si vous saviez comme je comprends votre tristesse et votre peine et, j’en suis sûre, bien des femmes vous comprennent aussi.

Dans votre cas, on a bien voulu croire tout de suite «le certain blogueur», qui n’a pas eu à produire quoique ce soit, et on s’est fié à ses dires sans lui demander de preuves.

Mais savez-vous quoi? Même si vous aviez pu vous expliquer et prouver que ce blogueur faisait des amalgames douteux et des raccourcis malhonnêtes, on n’aurait pas accepté vos preuves! Votre sort était scellé du moment qu’on s’est attaqué à vous. Vous ne pouviez pas vous défendre, parce que le but premier était de vous éliminer.

J’ai vécu la même chose, dans un environnement composé presque majoritairement d’hommes, comme en politique. Moi aussi, on a déformé mes paroles et on m’a même accusée de choses qui étaient fausses et dont j’ai apporté les preuves à l’effet contraire. Et plus j’apportais de preuves démontrant que j’étais faussement accusée, plus je creusais ma tombe, plus les propos insidieux qui se sont tenus à mon sujet, allaient bon train, parce qu’en plus, on ne voulait pas que je me défende, on voulait que j’accepte cette injustice sans réagir. Mais, on est en 2018…et il y a eu «#MeToo»…

Mes quatre années de travail acharné et louangé par de nombreuses personnes, n’ont servi à rien lors de l’arrivée de deux nouveaux dirigeants. Ceux-ci ont exagéré mes propos qui auraient pu passer inaperçus s’ils avaient été dits par des messieurs, mais pour une femme, ce n’est pas accepté!

Pour vous, on a voulu «laver plus blanc que blanc» et pour moi aussi.

Mais vous avez bien fait d’écrire cette lettre dans Le Nouvelliste.

Celle-ci fera réfléchir les médias et les gens qui sautent trop vite aux conclusions et vous condamnent à tort.

Chantal De Longchamps

Bécancour