Il en coûterait 3 millions $ pour rénover l’église Notre-Dame-des-Sept-Allégresses.

L’avenir des églises... et des marguilliers

OPINIONS / Le mardi 11 février dernier, l’Assemblée de fabrique de la paroisse Du-Bon-Pasteur avait convoqué les paroissiens à une rencontre d’information pour leur faire part de l’état de réflexion des marguillères et marguillers quant à l’avenir des églises de la paroisse. C’est du moins ce qui avait été annoncé dans deux numéros du Semainier paroissial.

Nous avons été accueillis par le modérateur, l’abbé François Donaldson, qui a expliqué aux quelque 150 paroissiennes et paroissiens présents les motifs de la rencontre par une brève allocution qui se voulait motivante et inspirante.

Il a ensuite cédé la parole à la marguillière Michelle Lemire qui, pour le bénéfice de l’assemblée, a dressé un excellent et très précis topo de la situation de l’église Notre-Dame-des-Sept-Allégresses: importante plaque de plâtre du plafond qui a cédé, toit qui coule, fenêtres nécessitant des réparations importantes. L’ensemble des coûts pour remettre ce temple en état d’accueillir des fidèles se chiffre à plus ou moins 3 millions de dollars, somme que la Fabrique est incapable de payer même avec le soutien du Fonds du patrimoine religieux.

En conséquence, l’église fermée depuis près de 18 mois demeurera inaccessible pour une période indéterminée et les fidèles pourront continuer à bénéficier de la chapelle Saint-Antoine des Pères Franciscains.

Voilà, la soirée était bien lancée et correspondait à ce qui avait été annoncé. Cela s’est presque arrêté là cependant. Il a bien été question de l’intérêt d’un promoteur pour l’église Saint-Sacrement et de rumeurs voulant qu’un autre promoteur soit intéressé à l’église Saint-Jean-de-Brébeuf. Le coordonnateur de la pastorale a aussi émis l’hypothèse qu’advenant une fermeture définitive de l’église Notre-Dame, son orgue pourrait être déménagé à l’église Saint-Pie-X.

Cela s’est arrêté là. Par la suite, il n’a jamais été question de l’état de réflexion de l’Assemblée de fabrique quant aux églises Sainte-Marguerite, Saint-Laurent, Sainte-Thérèse, Saint-Michel-des-Forges, Sainte-Catherine-de-Sienne et du centre communautaire Jean-XXIII. La discussion a pris une tournure décousue, de sorte que, à mon avis, à la sortie de cette rencontre les participants avaient appris peu de choses nouvelles.

Vers la fin de la rencontre, monsieur Mario Lamy, autrefois marguillier à la paroisse Saint-Sacrement et à la paroisse Saints-Martyrs-Canadiens, a émis un commentaire d’une grande pertinence. Il a d’abord fait remarquer que chacun des lieux de culte mentionnés plus haut était administré par six marguillières et marguilliers et il nous a demandé de prendre conscience que les six marguilliers de l’actuelle assemblée de fabrique tentent de faire le travail que faisaient plus de 60 marguilliers avant le regroupement des paroisses.

En conséquence, il va falloir trouver des solutions pour venir en aide à ces personnes qui risquent d’y laisser leur santé. Peut-être faudra-t-il qu’en paroisse, on s’assoie et qu’on élabore un projet local qui vienne minimiser les effets négatifs de la réforme qu’on nous a enfoncée dans la gorge ces dernières années et qui amène davantage de personnes à s’impliquer dans le fonctionnement de notre paroisse.

Pierre Auger

Trois-Rivières