Jean-Guy Doucet, maire de Saint-Léonard-d'Aston.

L’après-crise pour les municipalités rurales

OPINIONS / L’auteur, Jean-Guy Doucet, est maire de la Municipalité de Saint-Léonard-d’Aston.

Nos municipalités, comme les grandes villes, vivent une crise grave qui affecte le moral des gens: l’insécurité s’installe, l’isolement est parfois très difficile à supporter. Nos populations sont généralement plus âgées et plus à risque, plus fragiles.

La gestion de cette crise sanitaire relève des autres niveaux de gouvernement. Au niveau municipal, on met tout en œuvre pour ajuster nos services selon les directives nationales, les spécialistes de la santé publique.

Notre travail depuis le 13 mars est de s’assurer du maintien des services essentiels: gestion de l’eau potable, maintien des services des incendies, maintien des services de la voirie pour assurer une circulation sécuritaire.

Je rappelle qu’on peut aller prendre une marche sur notre magnifique rue principale ou ailleurs. Maintenez la distanciation sociale de 2 mètres.

Pour les rassemblements, les activités de loisir, la bibliothèque, l’hôtel de ville sont fermés au public. Notre personnel est au travail, vous pouvez le contacter par téléphone.

La crise nous frappe de plein fouet depuis le 13 mars. Dix jours pour digérer la peur, l’insécurité qui s’ajoutent dans notre vie personnelle et professionnelle. Appliquer les mesures sanitaires.

Il faut se recentrer sur nos projets, notre planification.

Je veux rappeler que nos municipalités rurales ont des projets importants d’infrastructures routières, sanitaires (gestion de l’eau) et environnementales (gestion des matières résiduelles) et d’animation de la vie culturelle, des loisirs, de l’habitation, etc.

Plusieurs de ces projets sont prêts à démarrer. On peut relancer l’emploi, l’économie.

Encore faut-il que les annonces de budgets de relance «atterrissent», même si en milieu rural c’est moins «glamour» que d’annoncer de grands projets. Nos petites entreprises sont affectées directement. Ces gens ont besoin d’une aide directe, rapide pour éviter les fermetures définitives. Nos villages ont besoin de petites entreprises, de l’épicerie, des commerces de proximité. Une aide rapide, directe, urgente est essentielle même si elle est moins visible dans les médias. C’est le cœur de la vie rurale.

Juste un peu d’argent de plus dans le budget des municipalités permettrait une relance directe de l’emploi, raviverait le retour à la normale.

Bonifiez les programmes existants, allégez les procédures trop lourdes, les délais qui démotivent.

Notre député, M. Donald Martel, connaît bien le monde rural; il doit influencer son gouvernement à financer des projets chez nous pour aider les municipalités, les petites entreprises, finalement aider nos citoyens à mieux vivre l’après-crise.