L’aide médicale à mourir, une option

OPINIONS / «La 30e Semaine nationale de prévention du suicide se déroule du 2 au 8 février 2020 et a pour thème ‘‘Parler du suicide sauve des vies’’.» Soit. Et à raison.

Savoir que l’aide médicale à mourir (AMM) peut être une option, ça sauve et ça sauvera bien des vies et surtout bien des morts horribles, solitaires, tristes et porteurs de dommages collatéraux multiples et négatifs.

En plus, savoir que l’AMM est une option, ça apporte beaucoup de sécurité et de sérénité; même plus, ça fait vivre plus longtemps. L’AMM se passe dans un contexte du travail professionnel interdisciplinaire et de soutien aux proches. C’est très loin de la solitude et de l’angoisse assassines.

Savoir que l’aide médicale à mourir sera, à compter du 12 mars, une option pour les Gladu, Truchon, Gagné-Ménard du Québec, sauvera bien des fins de vie inhumaines et bien de tristes voyages en Suisse. Cette option apportera en abondance de la sérénité, de la solidarité, d’humanité et des deuils facilités.

La possibilité de placer sa demande d’AMM dans ses Directives médicales anticipées (DMA) fera diminuer drastiquement le nombre des suicides et des ententes de «meurtres par compassion» chez les personnes rendues au bout de leur vie. Tout un plus!

Encourageant: la consultation intense et, au besoin longue sur cette possibilité, est au programme au Québec durant les prochains mois et, en juin, à Ottawa.

Gratitude aux œuvrants de la prévention du suicide.

Fructueuse 30e Semaine!

Yvon Bureau

Travailleur social

Consultant bénévole pour mourir dignement et libre