L’agriculture: l’histoire et le poids des mots

L’auteure, Josée Bélanger, est candidate du Parti conservateur du Canada dans la circonscription de Berthier-Maskinongé.

Ils furent «paysans». Nous avons tous dans nos familles des aïeules et aïeux qui nous touchent par leur courage de défricheurs et de bâtisseurs. Ils ont façonné le pays, ils l’ont habité.

Puis ils sont devenus des «cultivateurs», des femmes et des hommes qui ont enrichi la terre, l’ont labourée et pris soin d’édifier un patrimoine.

Par la suite, ce sont des «agriculteurs» qui assuraient une grande partie de notre souveraineté alimentaire, il fallait nourrir une tradition.

Enfin on leur a demandé de devenir des «producteurs agricoles», des entrepreneurs, qui s’adaptaient à de nouvelles réalités de marché.

Notamment avec cet accord signé par Justin Trudeau en novembre dernier (Accord Canada–États-Unis–Mexique ou ACEUM), une brèche dans la gestion de l’offre a sacrifié un certain nombre de nos agriculteurs. Cette dernière est respectueuse de ce que représente leur labeur, il faut s’assurer de la protéger. Le mal étant fait, bien évidemment oui aux compensations financières pour réparer le tort, ce n’est que la moindre des choses pour laquelle il faut se battre. Nous y veillerons soyez-en assurés.

L’agriculture est une vocation. Nos agriculteurs, et agricultrices ont toujours été, sont et seront toujours des acteurs sociaux primordiaux.

Ce sont des investisseurs qui participent à la structure entrepreneuriale du Québec. Ils amènent des retombées financières directes et indirectes, ils contribuent à la vitalité économique et sociale.

Être de leur temps en innovant et en s’adaptant aux enjeux actuels, sans trahir leur héritage, c’est ce qu’ils et elles ont toujours su faire, avec, je pèse mes mots, grand dévouement et passion comme la profession l’exige.

Comme consommateurs, citoyens et politiciens, nous leur devons notre plus grand respect.