La saga du chat Sundae... ou l’envers du bon sens

Comment ne pas se réjouir que la famille d’adoption du chat Sundae accepte enfin de le rendre à sa famille d’origine?

Il est vrai que cette saga découle du fait que Sundae était sorti par inadvertance alors qu’il ne portait pas sa médaille. Toutefois, puisque le chat se trouvait dans les locaux de la Société protectrice des animaux (SPA) de la Mauricie au moment du signalement de la perte de l’animal, on s’explique mal les décisions qui ont été prises par sa direction.

N’aurait-il pas été plus judicieux, et aussi plus économique, de la part de la SPA, de s’engager immédiatement à initier un règlement à l’amiable entre les parties, plutôt que de se hasarder dans un processus judiciaire?

M. Marco Champagne, son directeur général, peut bien prétendre maintenant qu’il souhaitait un dénouement heureux à cette triste affaire, il n’en demeure pas moins qu’il a tout de même voulu en appeler du jugement de première instance.

Quand on sait les frais importants qu’exigent les firmes d’avocats, on s’explique difficilement la logique sous-jacente à son entêtement à ne pas donner suite aux demandes tout à fait légitimes de M. Boucart, le propriétaire de Sundae.

Mais, pourquoi vouloir faire simple quand on peut tout compliquer?

La lecture de la requête pour permission d’appeler d’un jugement rendu en cours d’instance le 2 octobre dernier nous apprend, entre autres, que M. Boucart a choisi d’abandonner l’action de 20 000 $ en dommages-intérêts qu’il avait intentée contre la SPA. Il faut aussi s’en réjouir. Autrement, la SPA aurait pu être dans l’obligation de débourser un montant supplémentaire en plus des frais de justice qu’elle a maintenant l’obligation de régler.

Il est important de se rappeler que la SPA Mauricie se doit avant tout d’utiliser judicieusement l’argent qui est recueilli pour aider les animaux dans le besoin de notre région. Dès lors, chaque dollar mal utilisé les prive forcément de soins auxquels ils ont droit.

Par conséquent, ne serait-il pas préférable, à l’avenir, d’éviter que la mission de la SPA Mauricie ne soit entravée par des erreurs de jugement, ou même par de l’insensibilité, dans la gestion des fugues de nos animaux de compagnie, alors que nous savons pertinemment qu’ils sont susceptibles d’en faire à l’occasion?

Sylvie Auger

Trois-Rivières