La route 155 près de l'auberge Mékinac.

La route 155 vers le nord ou vers la mort?

OPINIONS / Vous connaissez cette belle route 155? Elle longe la rivière Saint-Maurice en nous conduisant vers La Tuque.

Je l’utilise depuis plus de 40 ans pour me rendre à mon chalet situé dans la région de Mékinac, dans le secteur de Trois-Rives plus précisément.

Je ne me lasse jamais du panorama que cette route nous offre, d’autant plus qu’au fil des années, on lui a refait des beautés pour la rendre plus sécuritaire pour ceux qui l’empruntent.

Hélas, quels que soient les aménagements ou réaménagements qu’on y fait ou qu’on y fera, le problème de dangerosité demeurera.

Ce n’est pas uniquement la faute des courbes, des montées ou du bitume mais davantage à cause de ses utilisateurs au pied pesant, aux impatients, aux téméraires, aux grands talents qui se doivent à tout prix de prendre les devants.

Nous croisons beaucoup de camionnettes transportant des véhicules tout terrain, des installations pour le camping ou une embarcation à moteur. Je présume alors que, tout comme nous, ces gens reviennent ou se rendent en forêt pour un séjour empreint de calme et de paix intérieure. Comment se fait-il alors que cette belle zénitude n’accompagne pas nos «as du volant» de la 155?

Dépassements illégaux, vitesse excessive, conduite aimantée (ceux qui semblent être aspirés par le coffre arrière de la voiture qui les précède), manœuvres de dépassement périlleuses et plus encore. Tout cela autant par des automobilistes que par des «ninjas» de la moto.

On ne compte plus le nombre d’accidents mortels que cette route cumule. On aura beau la défaire pour penser mieux la refaire, la solution n’est pas que dans les planches à dessin des ingénieurs. Elle est avant tout dans la tête, les mains et les pieds des utilisateurs.

Malheureusement, des têtes chaudes, des mains crispées et des pieds forts lourds se mettent au volant et viennent compromettre la sécurité de tous.

Je déplore également le manque de surveillance policière mais je comprends que le territoire est vaste.

Pourquoi alors ne pas installer des radars-photos? Il y a une fortune à faire là rien que les dimanches après-midi! Pensons-y, avec tout cet argent récupéré, on pourrait se payer un super réseau cellulaire qui servirait à la sécurité de tous en permettant de signaler aux autorités les casse-cous de la 155… à moins que le problème soit dans la signalisation?

Cent cinquante-cinq, c’est le numéro de la route, pas la vitesse à laquelle on peut y rouler.

Christine St-Onge

Shawinigan