La paix, s’il vous plaît!

OPINIONS / Depuis plusieurs années maintenant, les bombes explosent sur les moyens de transport et les places publiques dans certains pays d’Europe et au Moyen Orient. Des petits groupes de radicaux religieux réclament la suprématie: beaucoup de victimes collatérales et aussi une économie et une paix sociale compromises découlent de ces actes.

Partout, on dénonce le terrorisme. Les pays font des lois et adoptent des mesures pour s’en protéger. Mais la violence se fraie un chemin.

Voilà que, maintenant, ici aussi, dans notre pays, nous sommes aux prises avec une autre forme de terrorisme, plus silencieux cette fois, mais non moins ravageur. Des petits groupes se mettent à bloquer les voies ferrées et des routes pour réclamer leurs territoires et un environnement soi-disant plus sain. Mais pour arriver à faire ces gains, ils se fourvoient dans des moyens que je considère «violents» puisqu’ils enlèvent le pain de la bouche de milliers de personnes qui dépendent de ces moyens de transport, ils soulèvent les passions et prennent en otages les gouvernements.

Comprenez-moi bien: je suis moi aussi en faveur de l’écologie et pour un environnement sain. Je comprends les requêtes des nations autochtones dont je respecte les valeurs. Mais je suis contre la violence que l’on utilise pour faire valoir ses idées.

Et que font nos dirigeants? Bien sûr, une invitation au dialogue s’impose au point de départ. Ça, ils ont essayé, mais en vain semble-t-il. Alors là, moi je dis: «Assez, c’est assez!» C’est tout un peuple, d’une mer à l’autre, qui est pris en otage par des poignées de personnes. Pourrait-on légiférer pour défendre ce type d’abus, ces blocages qui viennent saccager les vies par en-dedans et par en dehors et de manière sournoise?

Si on légifère pour abattre le terrorisme, légiférons, je vous en prie, et en vitesse, pour arrêter ces individus qui recommencent encore et encore, de semaine en semaine, le même jeu d’intimidation en bloquant les voies et les transports publics. Toute l’économie et la sécurité du pays en dépendent! Même s’ils arrêtent d’ici une semaine ou deux, je vous assure que, sans lois, sans interdits, sans sanctions, ils recommenceront encore et encore jusqu’à l’usure.

Je ne suis pas en train de vouloir soustraire les gouvernants de leur responsabilité de réengager le dialogue avec les Premières Nations, autant de fois qu’il le faudra, pour arriver à des consensus qui visent à améliorer leur sort. Ces nations essaient de nous parler, de nous livrer un message: écoutons ce qu’elles ont à nous dire!

Mais, tout en tendant la main dans le dialogue, soyons des hommes et des femmes qui ne cèdent pas à l’intimidation. Fermeté et ouverture dans un équilibre nécessaire.

Légiférons, messieurs, mesdames des gouvernements, imposons des amendes et des sanctions à ceux et celles qui troublent la paix publique, avant que l’anarchie s’installe! Quand on a une amande salée de 2000 $ à payer pour avoir empêché des trains de livrer leur marchandise attendue, on y pense à deux fois plutôt qu’une avant d’agir ainsi.

Violaine Couture

Trois-Rivières