La maternelle à quatre ans...

Tout le monde dénonce le manque de ressources dans les écoles. L’intégration des élèves avec des problèmes de comportements est dénoncée.

La promesse électorale des caquistes d’instaurer la maternelle à 4 ans pour tous est irréaliste. Oui, selon des experts, et cela est bien documenté, cela pourrait même nuire à des enfants. Actuellement, le réseau scolaire compte 400 classes de maternelle 4 ans, créées pour répondre à des parents d’origine immigrante ou d’autres qui bénéficient d’aide sociale. Quand ils arrivent trop jeunes, les enfants éprouvent davantage de difficultés que les plus âgés au moins durant les premières années du primaire toujours selon l’étude.

D’ailleurs, ne vous demandez pas pourquoi les jeunes décrochent à 14-15 ans. Ils en ont peut-être ras le bol d’être encadrés, entourés depuis leur tout jeune âge.

On en demande beaucoup aux enfants et on les vieillit trop vite nos petits. On les envoie à la garderie, puis rapidement ils ont des tâches, comme faire leur lit, plus tard, passer la balayeuse quand ce n’est pas la tondeuse, etc. Est-ce qu’on ne pourrait pas prendre le problème par un autre bout de la lorgnette? Les enfants, du plus petit à l’ado, n’ont-ils pas besoin d’un adulte, d’un parent qui les connaissent mieux que n’importe qui?

On dirait que le Québec aime tellement l’État qu’il lui a confié d’élever ses enfants à sa place! John Shipp, conférencier expert sur les jeunes et invité à des tribunes à l’occasion des Journées de la persévérance scolaire en février dernier, a déclaré: «ça ne prend qu’un adulte bienveillant dans la vie d’un jeune pour le changer à jamais!»

Ce peut-être un père, une mère, un grand-parent, un ami, un intervenant scolaire, lesquels deviennent un atout à l’épanouissement et l’avancement des jeunes. J’ai œuvré dans le monde scolaire ces dernières années comme surveillant d’élèves et les confidences reçues me confirment cela. De 0 à 6 ans, l’objectif premier est de favoriser l’apprentissage par le jeu plus qu’une scolarisation trop précoce, toujours selon les experts.

André Gendron

Shawinigan