La liberté d’expression: en voie de disparition?

Bienvenue en 2018, l’année où on est étiqueté comme étant raciste, xénophobe et homophobe. L’année où les sensibles se permettent d’imposer des jugements gratuits à ceux qui expriment leurs opinions explicitement. L’année où l’on doit se cacher pour être certain de ne pas porter atteinte à la réputation d’un individu. L’année où chaque propos diffusé par les médias est possible de se faire réprimander. L’année où tout est une controverse. L’année où il faut tout simplement garder le silence.

La liberté d’expression devient de plus en plus restreinte. C’est tout à fait normal, le gouvernement est régi par un premier ministre qui ne s’impose pas et qui laisse les nouveaux arrivants entrer au pays en les laissant faire ce qu’ils veulent. D’ailleurs, je crois fortement en la démocratie, mais je ne crois pas qu’elle soit bien définie.

En effet, tout le monde a le droit à la liberté d’expression. Alors, il est à se poser la question afin de savoir si cette liberté, qui est un avantage en démocratie, est respectée. Donc, si un citoyen émet son opinion publiquement, peu importe l’avis affirmé, qui touche les autres ethnies ou le sexe opposé, il se fera automatiquement juger par la population tandis que ce n’était seulement qu’une idée subjective et respectueuse.

D’ailleurs, Service Canada a émis une directive par laquelle les noms «monsieur», «madame», en guise de respect, peuvent être abolis dans certains cas. Ceci représente la preuve que la liberté d’expression est limitée quant au sujet des genres. D’un autre côté, selon La Presse, des étudiants de l’UQAM ont proposé au corps enseignant d’introduire un vocabulaire dégenré en mélangeant les mots masculins et féminins pour ainsi en créer de nouveaux qui n’auraient pas… de genre! Ces étudiants voulaient que l’administration de l’UQAM accepte de modifier les politiques linguistiques afin d’y inclure ce nouveau vocabulaire pour que l’université prenne davantage en compte les LGBTQIA+. Encore dans cette situation, des universitaires sont sensibles aux personnes LGBTQIA+ alors ils dénoncent et portent un jugement sur la langue française couramment utilisée pour y imposer leurs propres normes. Donc, les étudiants, à mon avis, portent atteinte à la liberté d’expression de monsieur et madame Tout-le-monde.

C’est ainsi que notre société évolue; il faut enrouler tout le monde dans la soie par peur de s’imposer, il faut être absolument certain que personne ne se sente différent et il faut être certain de ne pas créer de scandale. Bref, la liberté d’expression s’estompe de plus en plus au fil des ans.

Florence Naud

Trois-Rivières