Le partage de la piste cyclable à Trois-Rivieres.

La difficile cohabitation auto, moto, vélo et piétons...

Le jour même (9 août 2018) de l’ironique écrit sur le «grandiose» du Grand Prix de Trois-Rivières dans la section «Opinions» du journal Le Nouvelliste, et celui sur la difficile coexistence «auto-vélo» par un professeur d’université, j’ai participé, bien malgré moi, à désamorcer une querelle entre deux adeptes de notre piste «piéton-vélo» entre Trois-Rivières et Saint-Michel-des-Forges.

Le piéton avait averti le «motocycliste électrique» qu’il ne devait pas circuler sur la piste cyclable.

Après quelques gifles entre les deux individus, mon intervention avec un autre cycliste a limité les dégâts. La moto électrique n’était pas un vélo électrique et son titulaire la pilotait à grande vitesse, zigzaguant entre les vélos et les piétons; une conduite très dangereuse même pour le motocycliste lui-même! Son pilote portait un casque «bouffon», semblable à la tête de la mascotte Youppi; impossible de reconnaître celui qui se cachait sous cette protection crânienne digne d’une police d’émeute. Seule l’immatriculation de la moto électrique pouvait nous donner un indice.

Après cet incident, le motocycliste électrique ne décolérait pas contre le joggeur qui avait finalement quitté les lieux; il disait qu’il voulait le battre! L’histoire ne dit pas si ce dernier a rejoint le coureur à pied pour lui régler son compte...

Avec notre problème démographique exponentiel planétaire, l’agressivité risque beaucoup de s’accroître; nous devons prendre conscience de ces dangers du vivre ensemble, car les places au soleil pour chacun se rétrécissent. L’humain étant un animal très dangereux, notre seule façon d’empêcher ces éclats de violence est de nous y conscientiser et de faire les efforts nécessaires à leur éradication, sinon leur atténuation.

Si nous devons partager la planète (et ses routes), tentons de le faire d’une façon civilisée, respectueuse. C’est là beaucoup, beaucoup de travail à faire pour créer cette humanité. «Nos routes ne sont pas des pistes de course», nous dit une publicité; de même sur nos sentiers de vélo.

François Champoux

Trois-Rivières