L’auteure de cette lettre souhaite que l’organisme Démarche des premiers quartiers puisse poursuive ses activités.

La Démarche des premiers quartiers: de l’accueil à la participation citoyenne

OPINIONS / Premier juillet, tous ces camions qui passent très près les uns des autres dans la ruelle entre Sainte-Angèle et Sainte-Cécile, tous ces gens qui s’empressent de s’installer tout en disant bonjour à leur voisine de palier, qui, même avec des yeux tout le tour de la tête, arrive à peine à suivre, avec toute cette activité qui se déroule autour d’elle.

C’est effectivement le 1er juillet 2019 que j’ai choisi de m’installer dans le quartier Sainte-Cécile, quartier effervescent d’histoire, de commerces de proximité, de logements abordables où il fait bon vivre et de ruelles animées, où on ne récolte que des sourires.

Il fait chaud et humide en cette journée fériée où presque tout le monde travaille d’arrache-pied en l’espoir d’une vie meilleure, dans un nouvel appartement. L’entraide est de mise entre voisins et les enfants qui viennent d’arriver rencontrent leurs nouveaux amis.

Plus la matinée avance, plus il fait chaud… Un divan par ici, une table par là. Un coup de chiffon ici, un coup de peinture par là, je sais que je serai bien ici, mais la tâche est un peu lourde et j’ai très hâte d’être installée.

J’entends mon nom. Je l’entends depuis le début de la journée en fait «À quel endroit veux-tu que je dépose cette boîte?» «Dans quelle pièce ira ce divan»? Je sors donc à l’extérieur et la brigade de déménagement de la Démarche des premiers quartiers me souhaite la bienvenue, tout en distribuant de l’eau à tout le monde et en me donnant toute l’information dont j’ai besoin pour bien vivre dans ce sympathique quartier!

Je sais, tout ça peut sembler anodin… Mais ce sentiment d’appartenance et cette impression que je ne suis pas seule, je le vivais pour la première fois en m’installant dans un nouveau quartier. Et, j’ai plus d’un déménagement derrière la cravate, croyez-moi!

Cet organisme exceptionnel fait beaucoup avec très peu de ressources pour faire de nos quartiers des endroits où nous avons envie de nous impliquer et de participer à la vie associative.

Toutes ces actions, à l’échelle locale et humaine, ont des retombées qu’il est important de considérer, dans toute notre ville. Je pense ici à toutes ces belles initiatives citoyennes qui peuvent compter sur la Démarche. Je pense ici aux microbibliothèques qui démocratisent la culture, aux ruelles vertes, qui favorisent la protection de l’environnement, aux ouvrages publiés qui laissent une trace importante de bout d’histoire de notre ville que nous ne retrouvons pas dans tous les livres historiques…

Je pense aussi à toutes ces personnes qui ont un cœur grand comme la Terre et qui continuent à travailler, sans compter, afin que cet organisme survive et continue de veiller sur nos quartiers. Toutes ces personnes qui répondent «présent» lorsque les citoyennes et les citoyens se mobilisent autour d’un enjeu commun.

C’est donc en tant que citoyenne et résidente des premiers quartiers que je lance un cri du cœur afin que cet organisme continue de faire partie de notre tissu social, essentiel à la vitalité de nos milieux! Il est primordial de comprendre que la Démarche des premiers quartiers occupe une place essentielle au sein du développement social de la ville de Trois-Rivières.

Marie-Claude Morin

Travailleuse communautaire

Résidente des premiers quartiers

Trois-Rivières