Je m’assois et j’assiste à de très mauvais spectacles...

OPINION / En réaction à la lettre de M. Gaston Bouffard intitulée «Mais où est-ce qu’on s’en va?», publiée dans notre édition du 6 mars dernier.

Monsieur Gaston Bouffard se demande où est-ce qu’on s’en va et il a raison. Nous sommes témoins de manifestations dont les manifestants ne savent même pas pourquoi ils manifestent. Témoins aussi de contestataires qui contestent juste pour le plaisir de contester. Les hommes de race blanche sont pointés du doigt mais moi, comme hétérosexuelle, je me sens en minorité.

On dirait que la folie gagne du terrain à une vitesse vertigineuse. Les gens auparavant étaient endoctrinés par la religion et maintenant, ils le sont par la folie. Une personne peut en tuer une autre et un psychologue ainsi qu’un avocat de la défense viendront plaider pour un trouble de santé mentale. Ça donne l’impression qu’il y a plus de fous que de gens sains d’esprit.

La DPJ de l’Estrie a reçu un surplus, et j’insiste, un surplus de 47 millions de dollars et on assiste encore à des lacunes aux conséquences graves pour les enfants. Différents organismes demandent toujours plus d’argent au gouvernement mais les problèmes demeurent les mêmes. Le problème est que personne n’a assez de colonne vertébrale pour se tenir debout.

Tout le monde plie aux demandes insensées de certaines personnes. Les organismes ne sont plus dirigés avec une tête solide mais avec des émotions. Nous n’avons pas de «leaders» qui savent résister aux pleurnicheurs pour des raisons plus ridicules les unes que les autres.

Certaines personnes ont tellement peur de choquer qu’elles abdiquent devant des demandes exagérées. Nous entendons parler de gens qui ont une trop grosse charge de travail et qui voudraient être payés plus tout le temps. Des gens qui veulent travailler moins d’heures mais recevoir un plus gros salaire. Les nouvelles générations voudraient commencer en haut de l’échelle, sans expérience et sans trop d’éducation.

Il faut lire les commentaires sur les médias sociaux pour réaliser à quel point la langue française est devenue la cible du laxisme.

Au lieu de se plaindre continuellement, il faudrait très certainement se relever les manches et gérer de manière plus efficace. Au lieu de mettre le blâme sur le gouvernement, il faudrait bien regarder à l’interne. Les ajustements et les améliorations devraient être la priorité de tous les dirigeants et les travailleurs, sans toujours attendre après le gouvernement. Des solutions peuvent être mises en place avec les collègues de travail. Au travail, il est tout à fait normal de dépenser beaucoup d’énergie et de faire les efforts nécessaires pour la bonne marche de l’entreprise ou organisation ou autre.

Les gens semblent toujours mettre leurs responsabilités sur le dos du gouvernement. Que penser de ces «leaders» qui fuient leurs responsabilités? Je dois souligner ici que j’ai adoré la caricature de Justin Trudeau dans Le Nouvelliste du 6 mars dernier. La caricature est très représentative de sa personnalité. Justin Trudeau a laissé le soin aux provinces de gérer le problème des blocus. Honnêtement, je crois qu’il n’avait aucune idée comment résoudre ce dilemme. Pourtant, c’est sans hésitation qu’il s’est ingéré dans l’affaire SNC-Lavalin mais il n’a pas voulu s’ingérer avec les blocus.

Comme vous M. Bouffard, je m’assois et j’assiste à ces spectacles. De très mauvais spectacles, dois-je dire.

Anne-Sylvie Duquette

Saint-Boniface