Photo: Olivier Croteau 2017/11/10 Trois-Rivieres Quebec Canada. Marche pour la Planete au Centre-Ville de Trois-Rivieres.

«Je hais les humains!»

Oui «je hais les humains», dirait peut-être la Terre si elle pouvait parler. Elle ajouterait possiblement: «tout allait si bien depuis quatre milliards d’années, mais aujourd’hui que ces grands singes au cerveau plus développé se croient au-dessus des «lois» de la nature, ils mettent vraiment le «feu» partout. Je les hais tellement…»

On peut s’imaginer ce qu’on veut, mais la Terre s’en fout sûrement complètement des humains.

Si nous disparaissions de la surface terrestre en même temps que la quasi-totalité des espèces animales et végétales, notre bonne vieille planète continuerait à tourner sur elle-même et autour du soleil.

Mieux, elle aurait encore devant elle plusieurs milliards d’années pour se refaire une santé et une nouvelle biodiversité. Au final, les humains n’auraient été qu’un phénomène extrêmement bref à l’échelle de la planète... et vite oublié.

Pour ma part, je les aime bien les humains et j’espère qu’on sera là encore longtemps.

J’ai eu le grand bonheur de participer samedi dernier, avec environ un millier d’autres personnes, à la grande marche pour le climat au centre-ville de Trois-Rivières. Cela donne espoir que l’humanité saura peut-être faire ce qu’il faut pour éviter la catastrophe.

Le secrétaire général de l’ONU et la communauté scientifique mondiale nous donnent à peine deux ans pour renverser la situation à défaut de quoi on ne pourra éviter que la température moyenne de la Terre augmente de ce petit 1,5 °C de trop.

Pour éviter le mur climatique et la catastrophe qui va avec, la recette est pourtant assez simple: diminuer drastiquement les quantités de gaz à effet de serre que nous rejetons dans l’atmosphère.

Pour cela, le pétrole, le gaz et le charbon encore enfouis dans le sol doivent absolument y rester. La grande transition doit s’accélérer. Les milliards investis dans le pétrole doivent aller aux énergies renouvelables. Il faut mettre un frein à la surconsommation, interdire l’obsolescence programmée, taxer les mauvais comportements environnementaux et récompenser les bons.

Et s’il y a une grande leçon à retenir des dernières années, c’est qu’on ne peut absolument pas se fier sur les politiciens pour faire face à l’urgence climatique actuelle.

Sans la mobilisation citoyenne, nous sommes, sans vouloir faire de mauvais jeux de mots, «cuits».

À quand la prochaine marche et les prochaines actions concrètes? Il ne faut surtout pas relâcher la pression.

Jean-Marc Lord

Bécancour