Marie-Eve Lethiecq et son fils Malik, en novembre dernier.

Je désire présenter mes excuses

Le 27 novembre dernier, mon fils, Malik Khamis, a eu des problèmes de maux de ventre et des douleurs à l’abdomen lors d’une période d’examen à l’école secondaire des Pionniers. Ayant terminé son examen, il a demandé à son enseignant de sortir de la classe avant la fin de la période, se plaignant de maux de ventre, mais ce dernier a refusé, car selon lui, il ne voyait pas de signes physiques objectifs apparents de douleurs ou d’urgence chez Malik. À mon arrivée à la maison après le travail, vers 16 h 30, peu de temps après l’arrivée de Malik, j’ai constaté que mon fils était très souffrant. Comme les douleurs s’intensifiaient, nous sommes allés à l’hôpital où ils ont constaté que Malik était en train de faire une crise d’appendicite.

Cette lettre se veut une rectification partielle de faits que j’ai rapportés concernant l’événement du 27 novembre 2017 lors de reportages écrits et dans les médias, notamment, sur les ondes de TVA le 29 novembre 2017, à l’antenne du 106,9 FM à l’émission «Que la Mauricie se lève» de Mme Catherine Gaudreault, les 29 novembre, 1er décembre et le ou vers le 8 décembre 2017, dans un article du Journal de Montréal du 29 novembre 2017 intitulé «En crise d’appendicite, un élève se fait répondre: ‘‘Tu vas endurer’’» et dans un article du Nouvelliste publié également le 29 novembre 2017 intitulé «Élève victime d’une appendicite, l’école blâmée».

Premièrement, j’ai affirmé que mon fils avait passé une heure dans les toilettes à la sortie de la classe, alors que selon l’information interne transmise par l’école, il n’y serait resté que quinze (15) minutes. Ensuite, j’ai également rapporté que l’enseignant aurait mentionné à Malik: «Tu vas endurer», alors que, selon l’enseignant, il aurait plutôt mentionné: «Moi aussi, il m’arrive d’avoir mal au ventre et je suis toujours là».

Je comprends que j’aurais dû faire preuve de plus de circonspection avant de faire appel aux médias. Dans un mélange d’émotion de part et d’autre pour Malik, son père et moi, ma compréhension de l’événement et le choix des mots pour le décrire peuvent avoir été maladroits.

Mon intervention n’avait pas pour but d’entacher l’image et la réputation de l’enseignant ni de questionner sa compétence ou son professionnalisme à titre d’enseignant mais, comme toute mère inquiète, de poser des questions sur la procédure à suivre lorsqu’un élève se déclare malade.

Depuis, j’ai retiré mes propos de ma page Facebook et je demande à l’ensemble des médias interpellés d’en faire autant, afin de ne pas nuire ni entacher la réputation de l’enseignant et de l’école secondaire des Pionniers.

Je désire donc présenter mes excuses à l’enseignant, si j’ai pu lui causer des inconvénients ou, de quelque façon, entacher son image ou sa réputation, à l’école secondaire des Pionniers, aux journalistes et médias concernés ainsi qu’aux lecteurs et/ou auditeurs, si j’ai rapporté des faits et informations qui ne seraient pas tout à fait fidèles à l’événement.

Marie-Eve Lethiecq

Mère de Malik Khamis

Trois-Rivières