Christine Beaulieu

J’ai aimé J’aime Hydro!

Pour créer, ça prend du talent, de la documentation, de la persévérance, de l’audace, une petite dose d’humilité bien assumée et enfin de la confiance.

La confiance en soi, Christine Beaulieu l’a acquise à la dure si nous nous référons au cheminement qu’elle a emprunté et qu’elle nous livre avec une honnêteté remarquable et une candeur spontanée pour arriver à J’aime Hydro.

De prime abord, on se demande comment peut-on susciter l’intérêt du public durant un si long moment avec un sujet qui, en soi, n’est pas nécessairement le plus excitant avouons-le.

Ce tour de force, Christine Beaulieu et ses comparses Mathieu Gosselin et Mathieu Doyon l’ont réussi avec aisance, classe et brio.

Le sujet traité porte à une grande réflexion mais je m’attarde d’avantage à la prestation scénique, au talent extraordinaire de Christine Beaulieu et son habileté à écrire. Les réparties fort pertinentes qui truffent la présentation avec quelques digressions rafraîchissantes et souvent même hilarantes sont à point et très habilement livrées.

La spontanéité et la candeur avec lesquelles Christine nous confesse ses «petites maladresses» dans ses interventions nous font ressortir sa grande humilité. Elle avoue elle-même qu’elle ne connaissait rien du sujet avant de le creuser.

À partir du moment où elle a eu cet «éclair» de projet, jusqu’à sa rencontre avec le premier ministre Legault, elle raconte le chemin sinueux franchi, parsemé d’embûches, de moments désespérants, de frustrations, d’impuissance, tout cela a fait qu’elle a souffert tout le long du processus d’écriture.

On sent, dans sa prestation théâtrale qu’elle est fière d’être passée à travers bien des difficultés.

L’écriture qu’elle s’est imposée, fruit de beaucoup de réflexions, de recherches et documentation, prouve que la méconnaissance du sujet au départ a fait place à la maîtrise de toutes les données sur le thème qui porte toujours à réflexion.

Merci Christine et tes amis pour ces beaux moments que tu as partagés avec nous en ta terre natale.

J’encourage tous les intéressés à aller voir J’aime Hydro à Shawinigan le 9 mars prochain à la salle Philippe-Filion à 19 h.

Louis Beaudet

Bécancour