Injustice dans les CHSLD

OPINIONS / Au Téléjournal de Radio-Canada, le 3 novembre dernier, un reportage m’a titillé. On parlait de l’injustice que vit une femme dont le mari souffre de démence et de la difficulté qu’a cette dame à subvenir à ses propres besoins afin d’être en mesure de payer la mensualité exigée par le CHSLD.

Cette dame dont les revenus sont très modestes pourrait bénéficier d’une aide financière du ministère pourvu qu’elle réponde aux critères d’admissibilité du programme d’aide. Le critère sur lequel se base le ministère date de 1883 et n’a jamais été modifié ni indexé selon les dires du reporter. Par exemple, pour avoir droit à l’aide financière, la dame ne doit pas avoir plus de 2500 $ dans son compte (argent, REER, FERR, etc.) et la valeur de sa maison ne doit pas dépasser 40 000 $.

C’est ici que se trouve l’injustice. Ces montants sont à revoir car les revenus d’une personne gagnant le salaire minimum X 40 heures par semaine en 1983 sont de 3,56 fois plus élevés en 2019. Que le prix médian des maisons de plain-pied est de 4,41 fois plus élevé depuis 1983.

En appliquant les ratios obtenus par une simple règle de trois aux critères d’admissibilité, cette dame pourrait avoir dans son compte 8500 $ sans qu’elle soit pénalisée et que la valeur de sa maison ne dépasse pas 176 425 $ en valeur.

J’ose espérer que madame la ministre Marguerite Blais réajustera les critères d’admissibilité car je soupçonne que plusieurs personnes se trouvent dans la même situation que la dame du reportage.

Roger Kemp

Trois-Rivières