Il y a loin de la coupe aux lèvres

Quelque 570 sportifs, 49 pays et 6 disciplines, voilà la mise en contexte des jeux paralympiques 2018 à PyeongChang, qui ont eu lieu du 9 au 18 mars.

L’on compte 55 athlètes canadiens et sept du Québec répartis dans six disciplines, soit le ski paranordique, le hockey sur luge, le ski para-alpin et le parasurf des neiges, le parabiathlon et le curling. Les handisports ont été popularisés après la Deuxième Guerre mondiale par des militaires blessés au combat.

L’effort, le désir de vaincre, la fierté sont les trois mots qui guident ces femmes et ces hommes accomplis dans leur discipline respective.

Je me suis adonné à regarder la reprise de ces jeux à la télévision. Ma conjointe et moi n’en revenions tout simplement pas de la qualité, de l’adresse des participants et participantes, ce qui faisait dire à un athlète que sa situation en était un vrai défi de recommencer à faire du sport pour surmonter un handicap.

En ce qui regarde la prestation des athlètes paralympiques, l’expression il y a loin de la coupe aux lèvres ne s’applique pas, mais si je compare leur exécution avec les résultats des Canadiens de Montréal, là, elle s’applique à 200 %.

Et dire que des commentateurs estiment que ce serait une bonne chose que les Canadiens terminent la saison en dernière place pour avoir une meilleure position en vue du repêchage! Nous avons simplement connu une mauvaise saison et les nombreuses blessures n’ont pas aidé l’équipe à performer, lancent les dirigeants! Ben voyons donc! Faut le faire! J’appelle cela niveler les choses par le bas, mais avec des salaires de plusieurs millions de dollars par saison, j’en ai la berlue. On rit des amateurs, rien de moins!

Brian McKeever, un Albertain de 38 ans, athlète en paraski de fond avec une déficience visuelle, qui a déjà remporté 13 médailles, dont 10 d’or au cours des trois derniers jeux d’hiver, a indiqué lors d’une interview que c’était un privilège et une responsabilité d’être le porte-drapeau du Canada et qu’il ne le prenait sûrement pas à la légère. Bravo aux participantes et aux participants pour votre performance.

Non, il n’y a pas de secret dans le sport. C’est le travail qui aboutit à des résultats.

André Gendron

Shawinigan