Il reste du chemin à faire

OPINIONS / En réaction à la lettre de Claude Lacaille intitulée «Mais il y avait les autres, les étrangers», publiée dans notre édition du 12 octobre dernier.

J’aimerais réagir aux propos tenus par M. Claude Lacaille dans Le Nouvelliste du 12 octobre au sujet de la soirée d’information pour la vente de l’église Saint-Jean-de-Brébeuf.

Étant présent à cette soirée, je veux partager mes observations. Plusieurs personnes opposées à la vente le sont car premièrement ils souhaitent garder leur église paroissiale. Certains y participent depuis plus de 60 ans et ne comprennent pas l’urgence immédiate de s’en départir.

Deuxièmement, certains ont manifesté leur désaccord face au fait que cette église devienne une mosquée. Il semble que l’Islam suscite de la crainte. Ai-je besoin de souligner pourquoi? Les journaux et les médias sociaux le font suffisamment. Devons-nous pour autant laisser la peur nous guider? Bien sûr que non. Mais comment changer les mentalités? Ce n’est sûrement pas en brusquant les choses et en passant outre l’opinion des opposants.

Il semble que la communauté de Saint-Jean-de-Brébeuf entretient déjà des liens avec ses voisins musulmans en leur louant des locaux. Cela est déjà un début et une ouverture. Il reste beaucoup de travail à accomplir et de prières à offrir afin de changer nos cœurs et de rendre notre monde plus humain.

Que ce Dieu de miséricorde nous vienne en aide.

Michel Prescott

Trois-Rivières