Il fut un temps...

Il fut un temps...

Aujourd’hui, je suis recroquevillée comme un petit chat de gouttière, un rhume insidieux et indésirable s’acharne sur mon pauvre corps depuis une semaine maintenant. Mais, finalement, il n’aura pas raison de mon énergie car j’en ferai autre chose de cette léthargie!

Enroulée dans une couverture et larmoyante, je suis prise en otage à la maison, ce qui est tout à fait contraire à ma vie effervescente où l’agenda quotidien ne suffit plus à contenir les rendez-vous, les obligations, les sorties ludiques, mon cher bénévolat dans différentes causes humanitaires et toutes ces choses qui remplissent très bien mes hémisphères artistiques et rationnels.

Il y a mes amies si précieuses qui s’informent quotidiennement de mon état, temporairement léthargique et si je n’avais pas ces chères amitiés, je serais bien triste car elles m’apportent le réconfort et la sécurité, ce qui sera toujours un cadeau inestimable dans ma vie.

Mais, de m’enrouler si confortablement dans ma couverture, souvent seule dans mes pensées, cela éveille en moi la réflexion et l’introspection pouvant ainsi stimuler mes neurones dans cette semaine fébrile à la délicieuse période des Fêtes. Si je dis délicieuse, c’est qu’elle devrait nous enrober de douceurs.

Depuis des décennies, des siècles et des siècles, le temps des Fêtes change de ton et change de nom parfois. Je suis une passionnée des mots et particulièrement de ceux devenus obsolètes tels: merci, s’il vous plaît, comment vas-tu et pardonne-moi.

Merci la vie de vivre dans un pays où j’ai une maison, de la nourriture, de l’eau et du vin, un système de santé, un système d’éducation, des bibliothèques et des parcs gratuits et une libre pensée de religion.

S’il vous plaît à toutes ces personnes accueillantes, généreuses et souriantes qui facilitent mes gestes quotidiens.

Pardonnez-moi de vous avoir blessé ou offensé bien involontairement, pardonnez-moi toutes les fautes petites ou grandes qui nous ont séparés.

Ces simples mots du merci, s’il vous plaît et pardonnez-moi sont malheureusement utilisés parcimonieusement et la tristesse qui en découle se nomme l’individualisme.

En cette période de réjouissances, oublions les multiples cadeaux inutiles, offrons plus de mercis, de s’il vous plaît et de pardonnez-moi, la vie sera plus douce et généreuse au fond des cœurs.

Céline Tessier

Trois-Rivières