L’auteur de ce texte s’exprime en tant que président de la Fondation jeunesse Mauricie et Centre-du-Québec. Il rappelle que l’organisme vient appuyer les jeunes qui éprouvent des carences d’encadrement parental, notamment en répondant à des demandes formulées par leurs intervenants afin de bonifier leur plan d’intervention.

Il faut tout un village pour élever un enfant...

L’auteur, André Gabias, est président de la Fondation jeunesse Mauricie et Centre-du-Québec.

«Les Orientations ministérielles relatives au programme-services destiné aux jeunes en difficulté 2017-2022 viennent soutenir les établissements dans ce processus d’intégration. Par diverses mesures, ces orientations permettent de mieux encadrer les efforts des établissements dans la mise en place d’un réseau de services intégrés pour la jeunesse et dans la consolidation d’une offre de service répondant, de façon adéquate et en temps opportun, à l’ensemble des besoins des jeunes et de leur famille.»

Source: «Orientations ministérielles relatives au programme-services destiné aux jeunes en difficulté 2017-2022.»

«Au terme de son enquête, la Commission déclare que les droits des enfants hébergés en famille d’accueil de la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec pour la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2016 ont été lésés. La Commission émet soixante-quatre (64) recommandations adressées au président-directeur général et au DPJ du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, à la Directrice de la protection sociale et au Directeur des services sociaux du Conseil des Atikamekw d’Opitciwan, au ministre délégué à la Santé et aux services sociaux ainsi qu’à la ministre de la Justice.»

Source: Conclusion d’enquête et recommandations du Comité des enquêtes, 23 mai 2019.

«Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, monsieur Lionel Carmant, est heureux d’annoncer aujourd’hui l’ajout d’une somme de 47 M$ pour contribuer à éliminer les listes d’attente et consolider les services en protection de la jeunesse. Cette somme servira notamment à l’embauche de près de 400 nouvelles ressources, permettant ainsi d’alléger la charge de travail de ceux déjà sur le terrain. Pour les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec, une somme de 3 789 000 $ servira à l’ajout de 33 nouveaux intervenants en protection de la jeunesse qui pourront ainsi répondre à la demande des 255 enfants présentement en attente d’évaluation.»

Source: Communiqué du 4 juillet 2019, Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.

Qui sont-ils ces jeunes de la Mauricie et du Centre-du-Québec, dont l’actualité nous révèle l’existence?

• Jeunes, moins de 18 ans, en centre de réadaptation: 113

• Jeunes de moins de 18 ans en familles d’accueil: 917

• Nombre de familles d’accueil: 571

• Jeunes suivis en protection de la jeunesse: 2627

• Jeunes suivis par les services de proximité: 5780

• Services intégrés en périnatalité et petite enfance (SIPPE):

• Enfants de 0 -5 ans: 1055

• Parents de moins de 18 ans: 57

• Services de proximité santé mentale jeunesse (0-17 ans): 1579

Et à toutes ces situations bien concrètes qui demandent un soutien de notre communauté s’ajoutent les 393 dossiers qui sont en processus d’évaluation.

Il est un fait incontestable, notre société québécoise, la Mauricie et le Centre-du-Québec plus particulièrement, comptent un nombre grandissant d’enfants qui éprouvent des carences d’encadrement parental. Ces carences peuvent être permanentes, temporaires ou circonstancielles.

Les intervenants et intervenantes de la direction des programmes Jeunesse-Famille du CIUSSS-MCQ et de la direction de la protection de la jeunesse, les familles d’accueil, s’appliquent quotidiennement à assurer un soutien à ces enfants et à leur famille. Ces enfants vivent avec un ou des parents qui ne possèdent pas toutes les ressources parentales nécessaires au développement de leur plein potentiel.

L’actualité récente nous rappelle, parfois cruellement, cette réalité. Une fois les étapes des constats, des jugements et la recherche de coupables passées, que pouvons-nous faire pour améliorer le sort de ces enfants?

Simplement faire preuve de bienveillance! Sourire à un enfant croisé à l’épicerie. Saluer celui qui revient à bicyclette de sa partie de soccer. Demander à l’enfant assis dans l’autobus comment il va. S’arrêter au parc pour écouter un enfant seul raconter son histoire. Aller se promener avec son enfant dans un quartier où les seules piscines se trouvent dans les parcs. Faire preuve et enseigner la bienveillance à ses enfants.

La Fondation jeunesse Mauricie et Centre-du-Québec compte 18 administrateurs bénévoles qui cultivent cette bienveillance. Par ses programmes d’appuis financiers (fondationjmcq.ca), elle appuie ces jeunes en répondant à des demandes formulées par leurs intervenants afin de bonifier leur plan d’intervention.

La FJMCQ n’est pas la seule à appuyer des jeunes. Des groupes de gens d’affaires comme le Kiwanis et le Rotary, des fondations, telles Bon départ et des Canadiens de Montréal et de nombreuses fondations d’écoles primaires et secondaires font preuve de solidarité à l’égard de notre jeunesse.

Au nom de la Fondation jeunesse Mauricie et Centre-du-Québec, de ses administrateurs, de ses donateurs à l’occasion de ses activités (Déjeuners de la Jeunesse de Trois-Rivières et de Drummondville, tirage annuel, Journée Entreprise-Famille, Collecte dans la rue) j’aimerais simplement assurer ces jeunes, leurs parents et familles d’accueil, leurs intervenants et intervenantes de la direction des programmes Jeunesse-Famille du CIUSSS-MCQ et de la direction de la protection de la jeunesse, que leur village les appuie avec bienveillance.