Il faut favoriser l’achat local

L’auteur, Maxime Vincent, est propriétaire du Groupe Vincent.

L’industrie de l’automobile au sein de la ville de Shawinigan emploie des centaines de personnes et contribue activement à son économie locale, en plus d’être impliquée au niveau social en appuyant des causes d’ici. De quel droit une municipalité, qui profite directement de ces retombées, se permet-elle d’acheter des véhicules à l’extérieur de sa région, et ainsi contribuer à l’économie de Saint-Basile-le-Grand ?

On peut toujours se cacher derrière un processus administratif et la clause du «plus bas soumissionnaire» pour justifier ces actions. Toutefois, ça ne change rien au fait que des entreprises d’ici ainsi que tous les citoyens qui y travaillent se trouvent pénalisés par un manque de jugement profond de la part d’une institution censée défendre et promouvoir leurs intérêts.

Je tiens à spécifier que nos concessions, dont Hyundai Shawinigan, n’ont pu participer au processus de sélection et déposer d’offre de service. La raison est simple: nous ne pouvions fournir, à la date exigée, les produits demandés par la Ville de Shawinigan dû à une pénurie d’inventaire dans notre marché. Nous avons pris la décision de conserver les unités disponibles pour les offrir en priorité à notre clientèle.

Il est aussi important de mentionner que la différence de 60 000 $ décrite dans l’article de Guy Veillette paru dans Le Nouvelliste du 18 octobre dernier n’est pas liée à l’achat de dix Kona chez Hyundai Shawinigan, mais est plutôt établie par rapport à une autre marque de la région qui avait répondu à l’appel d’offres.

Je tiens maintenant à parler au nom de tous les concessionnaires automobiles de la Mauricie. Le réseau de concessionnaires d’ici est de grande qualité et nous pouvons en être tous fiers. Ce sont des concessions opérées par des gens d’ici, offrant un service professionnel, ayant à cœur la satisfaction de leurs clients et redonnant tous grandement à leur communauté.

Soyez assurés que le message porté par la Ville de Shawinigan est faux: les véhicules ne sont pas moins chers en périphérie des grands centres de Québec et Montréal. Chaque concession s’assure d’être hautement compétitive dans les prix et dans la prestation de service.

En terminant, ce débat n’est pas uniquement lié à la situation présente d’achat de véhicules, mais à l’ensemble de notre économie. Une ville se doit de privilégier l’achat local. C’est important et ça fait vivre nos entreprises d’ici.

La Ville de Shawinigan doit revoir ses processus pour que les bottines suivent les babines, comme on dit, pour se mettre réellement au service de sa population.