Hôtel de ville de Trois-Rivières: un peu de décorum pour la période de questions

OPINIONS / La période des questions est vraiment rendue quelque chose à Trois-Rivières et ça devient pire d’une séance à l’autre. Récemment, nous avons même eu droit à une petite chanson...

L’arrivée de Jean Lamarche a tout de même permis de rétablir un certain décorum durant le dernier point à l’ordre du jour des assemblés publique. Il insiste maintenant sur le fait que les questions lui soient d’abord adressées à lui et s’il le juge opportun il passe «le flambeau» à un de nos conseillers. Ce n’est plus le «free for all» auquel nous avons si souvent assisté dans la dernière année.

Par contre, certains ont encore trop souvent le réflexe de lui couper la parole et répondre à sa place avant qu’il ne requiert cette aide.

Je profite de l’occasion pour souligner qu’au début de cette période, notre greffière rappelle à toutes les personnes présentes les règles à respecter et comme l’a souligné un citoyen récemment, la réciproque venant du conseil doit et devrait aussi avoir sa place et ce n’est pas exclusivement au verbal que je fais référence ici.

Lors de cette période, certaines interventions avec des préambules à ne plus finir ne débouchent que trop souvent sur aucune question. Dans cette période réservée, il arrive parfois que des interventions de ce genre soient nécessaires faute de tribune, certaines sont bien étoffées et superbement amenées, comme exemple récent celle de Mme Gauron sur la STTR à la séance du 3 décembre. On se doit de garder aussi une certaine ouverture.

Mais en règle générale, nous n’assistons plus à une période de questions permettant aux citoyens de s’intéresser et questionner notre monde politique municipal; nous assistons à une tribune ouverte servant des intérêts et buts aussi divers que les intervenants qui les mènent.

Je ne crois pas que la période des questions puisse continuer de régresser dans ce sens.

Monsieur le maire, j’espère que vous saurez agir sur la situation rapidement avec une fermeté exemplaire et ramener cette période à ce qu’elle devrait être: permettre aux citoyens de s’exprimer, bien sûr, mais d’abord et avant tout ça doit demeurer une période des questions où les citoyens devraient être en mesure de questionner simplement et obtenir des réponses à leurs préoccupations et non pas venir faire de la représentation ou du lobbying sur des sujets divers.

Jean Blanchette

Trois-Rivières