L’ancien maire de Cap-de-la-Madeleine, J.-Réal Desrosiers, est décédé le 16 août dernier à l’âge de 105 ans. Son successeur à la mairie de l’ancienne ville, Jean-Claude Beaumier, tenait à lui rendre ici un hommage bien senti.

Hommage à J.-Réal Desrosiers

OPINIONS / Le premier dimanche de novembre 1973, les électeurs du district numéro 2 de la défunte Ville de Cap-de-la-Madeleine me faisaient l’honneur de m’élire conseiller de leur quartier. J.-Réal Desrosiers en était le maire depuis douze ans et quatre nouveaux conseillers échevins prenaient place autour de la table du conseil.

L’auteur, Jean-Claude Beaumier, a été maire de Cap-de-la-Madeleine de 1981 à 1993.

Nous arrivions tous les quatre avec plein de projets et des commandes venant de nos concitoyens. De l’ancien conseil, seuls M. Jean-Paul Lavergne et M. Lionel Rheault avaient été réélus. Les quatre néophytes étaient Laurent Lavergne, Onil Vallières, Claude Champoux et moi-même.

Les premières séances du conseil furent un peu froides; nous étions considérés comme une nouvelle garde et surtout nous étions trois de moins de quarante ans. Mais le tact de Monsieur Desrosiers a vite fait de rassembler tout ce beau monde et de faire l’unanimité autour d’une gestion dont le dénominateur commun était la capacité de payer de nos contribuables.

Les huit années passées avec le maire Desrosiers m’ont permis de constater toute l’évolution qu’a connue Cap-de-la-Madeleine sous sa gouverne et comment il était apprécié par les contribuables. Son implication au sein de l’Union des municipalités du Québec – il en fut le président en 1970-1971 –, a fait rayonner notre ville. Il fut aussi un ardent partisan des jumelages et des échanges intervilles: Red Deer en Alberta et Châteaudun en France. De 1961 à 1981, la ville a connu un essor remarquable. Comme premier magistrat, M. Desrosiers a exigé un véritable plan d’urbanisme avec une vision d’avenir.

Il serait présomptueux de ma part de vouloir résumer la carrière remarquable de Monsieur J.-Réal, comme l’appelaient affectueusement les concitoyens.

Avec la disparition de notre ville et le temps qui efface bien les empreintes laissées par des hommes d’exception, j’ai voulu en tant que le dernier survivant élu de l’époque du maire Desrosiers rendre un hommage posthume à un homme qui a dédié plus de vingt ans de sa vie au service de ses concitoyens. C’était un homme bon, honnête, travailleur acharné et administrateur dévoué. Malgré les divergences que nous avons eues, il a mon admiration pour ce qu’il a réalisé. Je tenais à lui rendre cet hommage même si présentement je suis loin de chez moi.

À ses proches, mes plus sincères condoléances.