Faut-il vendre nos églises?

OPINIONS / En réaction au texte de Pierre Auger intitulé «L’avenir des églises et des marguilliers», publié dans notre édition du 24 février.

Je suis tout à fait d’accord: c’est inacceptable qu’on demande à six personnes, élues comme marguilliers, de gérer le regroupement de cinq paroisses, à cause de la baisse de la pratique religieuse et au manque de prêtres. Faut-il vendre les églises pour autant? Je ne crois pas.

Je pense que les citoyens-paroissiens doivent se réapproprier leurs églises et réfléchir ensemble à la manière dont ces édifices peuvent répondre à leurs besoins.

Par contre, si vous avez le loisir de consulter la Loi des Fabriques, vous constaterez que les choses sont plus compliquées qu’il n’y paraît à première vue.

L’unification de plusieurs paroisses en une seule signifie que la nouvelle paroisse se retrouve avec quatre, cinq ou même six églises à administrer et entretenir.

Les raisons de ces regroupements ne sont pas toujours claires et limpides: est-ce pour garder un contrôle sur le conseil de fabrique? Il faut savoir que si l’évêque ne nomme pas un président de fabrique, c’est le curé qui hérite de la fonction. Et je ne crois pas que ce soit toujours l’idéal.

Beaucoup d’églises ne sont utilisées qu’une journée par semaine, le reste du temps elles sont fermées. Il faut que les citoyens se regroupent et travaillent avec leur municipalité, les différents ministères, les organismes communautaires.

Et au lieu de vendre aux entrepreneurs (voir l’église Sainte-Madeleine!), les paroissiens devraient s’allier à eux pour transformer l’édifice en fonction de leurs exigences.

Gilles Matteau

Trois-Rivières

Changer quatre trente sous pour une piastre...

On a pu prendre connaissance dernièrement dans certaines lettres de lecteurs qui ont été publiées dans ces pages de l’opinion de plusieurs lecteurs concernant le sigle OPEN utilisé par IDE Trois-Rivières pour désigner son district entrepreneurial innovant. Deux lecteurs ont suggéré d’en faire un acronyme.

La suggestion était de conserver ce symbole mais en y insérant des points entre chaque lettre ce qui donnerait O.P.E.N ., avec une signification à déterminer.

Ma question est donc la suivante: est-ce que ce genre de recommandation représente ce que nos aïeux appelaient «changer quatre trente sous pour une piastre»?

On va mettre les points sur les I: inacceptable

Marcel Leblanc

Trois-Rivières