Jean Lamarche

Faire de la place aux jeunes autrement que par obligation

OPINIONS / L’auteur, Jean Lamarche, est candidat à la mairie de Trois-Rivières. Il réagit ici à la lettre d’opinion intitulée «De l’ingérence, Monsieur Lamarche?», publiée dans notre édition du samedi 23 mars.

Ce qui me dérange dans la proposition du candidat Jean-François Aubin, c’est l’obligation d’intégrer des jeunes aux organisations. Nous avons la chance d’avoir des organisations solides et en plein développement. Celles-ci connaissent la valeur ajoutée des jeunes dans les conseils d’administration, dans les comités stratégiques et au sein des différents postes de coordination. En 2019, faire de la place aux jeunes ce n’est même plus une question de choix, mais une question de survie et de succès. Je le sais, nos organisations le savent et bien sûr vous le savez.

Vous êtes des jeunes impliqués qui n’ont pas eu besoin de quotas pour contribuer à des organisations. Où je juge qu’il y a de l’ingérence et de l’électoralisme, c’est dans le fait de faire sienne et de vouloir faire semblant d’imposer une réalité que tout le monde connaît déjà. J’ai souvent été le jeune des conseils d’administration. J’en connais le rôle et le bénéfice pour l’organisation.

Vous me posez la question: «Comment pourrais-je vous convaincre de vous diriger aux urnes le 5 mai prochain?»

Notamment par mon intérêt exprimé récemment de mettre en place une ressource dédiée à la rétention des diplômés dans notre belle «Trifluvie»; par mon intérêt pour les premiers quartiers, qui sont des endroits de prédilection pour l’achat d’une première maison; par mes propositions visant la préservation et la réfection de joyaux naturels comme l’île Saint-Quentin et le Sanctuaire; par mon vif intérêt pour «l’Open District», l’innovation technologique et biotechnologique; et plus encore, par le fait que nous avons choisi de faire grandir nos enfants, nos jeunes à nous, dans un milieu à très haut potentiel de développement.

Certes, la jeunesse est belle et créative, mais surtout, essentielle par ses idées et sa compétence au développement des organismes en partie financés par la Ville.

La jeunesse ne s’accueille pas par règlement. Elle s’impose!