Existe-t-il quelqu’un… quelque chose?

OPINIONS / Le monde autour et alentour ne va pas bien. Psychologiquement, intérieurement. Dans tous les domaines, les travailleuses et travailleurs souffrent de détresse psychologique. Sans compter les autres, chômeurs, assistés sociaux, itinérants, immigrants, laissés-pour-compte, malades, et aussi beaucoup de personnes âgées, tous traînant une lourdeur de vivre.

Qu’est-ce qui fait que nous sommes tous si mal en point d’exister? Avons-nous perdu quelque chose en cours de route ou bien sommes-nous à ce point centrés sur nous-mêmes que nous n’avons pu déceler cette même détresse chez ceux qui nous ont précédés?

Non, c’est impossible. Ce mal ne peut pas avoir investi l’humanité depuis longtemps en s’incrustant de génération en génération. Quelque chose a dû se produire pour jeter sur les épaules des femmes et des hommes d’aujourd’hui une chape de plomb qui appesantit toutes les fibres de leur être.

Le temps de vivre est devenu un écoulement d’heures et de jours pour subsister, courir, s’ajuster tant bien que mal à la pression. Les temps de repos sont souvent ceux que l’on s’offre devant un écran sur lequel sont surreprésentés les pires scénarios de nos vies.

Nous avons délaissé Dieu, la religion, parce que ce qu’on nous a appris à ce sujet ne s’assimile plus à ce que nous sommes devenus. Toutefois, notre génétique spirituelle est restée la même. Nous ne sommes pas et ne serons jamais le pourtour et le contour de nous-mêmes. Existe-t-il encore quelqu’un… quelque chose en nous qui puisse apporter au temps qui passe un sens plus noble que celui d’un simple défilement au bout duquel vient se déposer l’homme épuisé de tout?

En cours de route, avant que tout s’achève, existe-t-il quelqu’un ou quelque chose dans l’être humain d’aujourd’hui, un point d’ancrage vers lequel il pourrait se tourner avant que la détresse ne l’achève?

Hélène Arseneault

Trois-Rivières

Pourquoi pas une plainte à l’OQLF?

À la suite de quelques articles parus récemment et concernant l’usage du français dans les commerces, entre autres celui du centre-ville: «OPEN», voici la solution: porter plainte à l’Office de la langue française. Par expérience, je l’ai déjà fait au sujet d’une annonce en anglais dans une vitrine d’une boutique au centre Les Rivières. Eh bien, deux semaines plus tard cette annonce a été affichée en français.

Monique Lefebvre

Batiscan