L’auteur de cette lettre pense que si le Québec avait eu les pleins pouvoirs, il aurait mieux gérer la crise du coronavirus.
L’auteur de cette lettre pense que si le Québec avait eu les pleins pouvoirs, il aurait mieux gérer la crise du coronavirus.

Et si le Québec avait géré la crise avec les pleins pouvoirs?

Carrefour des lecteurs
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Le Nouvelliste
OPINIONS / Lundi, en cette belle Journée des patriotes, sans cérémonie c’était plutôt morne. Ça ajoutait à l’état déprimant dans lequel nous vivons présentement.

Pour garder le moral, je n’écoute plus ces redondantes conférences de presse qui ne nous apprennent plus rien depuis des semaines.

Même l’émission Ça va bien aller que je trouvais intéressante au début l’est de moins en moins. C’est devenu une belle vitrine pour les amis, «artistes» qui en profitent pour se reposer, refaire le plein et créer de nouvelles œuvres tout en faisant la belle vie dans leur maison ou chalet de luxe.

Il y a cependant de beaux moments quand on nous présente des gens ordinaires qui font des choses extraordinaires pour aider.

De plus, je me remémorais les 40 ans du premier référendum et comme beaucoup d’autres je me demandais si nous serions mieux placés aujourd’hui si nous avions accepté de devenir un pays ou tout au moins une entente fondée sur le principe de l’égalité des peuples comme le demandait René Lévesque.

On a voté NON, et pour nous remercier, Pierre Elliott Trudeau nous a imposé sa maudite Charte des droits pour nous montrer qu’il n’y avait pas de «nation québécoise».

Aujourd’hui, son fils Justin ajoute qu’il n’y a pas de nation canadienne non plus. Il n’y a que des individus!

Dès le début de la crise, il a démontré son incompétence. Il s’est alors mis à dépenser sans compter en endettant la prochaine génération. Il donne aux étudiants, qui n’ont pas ainsi à aller travailler cet été. Il donne aux gens âgés 300 $ par mois chacun, sans égard s’ils reçoivent déjà une pension de plus de 100 000 $ par année.

Comme le dit si bien Mathieu Bock-Côté: «Ottawa renoue avec son arrogance habituelle et laisse entendre qu’il devra désormais superviser les provinces qui géreraient inadéquatement les services dont elles sont responsables. En d’autres mots, les fédéraux profitent de la crise pour essayer d’engager un nouveau mouvement de centralisation et asservir les provinces dans leurs domaines de compétences. Pour Ottawa, les provinces sont des grosses municipalités qui doivent apprendre la docilité».

Chers Québécois qui vous sentez reconnaissants à l’endroit du fédéral et de la générosité de Justin, revenez sur terre. Il prend tout simplement notre argent pour nous en redonner une partie. Ce sont nos enfants et nos petits-enfants qui paieront la note... et pour longtemps.

Sincèrement, je crois que nous nous en sortirions beaucoup mieux avec les pleins pouvoirs et j’ose espérer que bientôt on devra y repenser.

Gaston Bouffard

Shawinigan