Et si la solution était de devenir un «Brave»?

C’est l’écoute d’un récent reportage de l’émission J.E. et surtout plusieurs expériences personnelles – qui malheureusement rejoignent en très grande partie les constats relatés dans le reportage –, qui m’ont poussé à explorer le hockey scolaire.

Étant résident de la MRC des Chenaux, je devais me retourner vers la ville de Shawinigan lorsque mon garçon évoluait au hockey civil. Voulant, comme plusieurs parents bien intentionnés, m’impliquer afin de donner un coup de main, je me suis rapidement retiré après deux années et j’ai également retiré mon garçon.

La structure est gigantesque, la majorité de l’argent est dépensé à des niveaux administratifs, certaines associations sont très mal administrées pour ne pas dire abandonnées... bref la liste est longue. Le problème est que les jeunes hockeyeurs n’évoluent pas dans les bureaux mais bien sur la glace. Comment voulez-vous développer des habiletés en bas âge (MAGH-Novice et Atome) lorsque tu pratiques une fois semaine et que c’est un papa bénévole qui dirige la pratique?

Attention, n’allez pas croire que je critique le papa bénévole, il n’en est nullement question, j’ai moi-même été ce papa bénévole qui s’est très rapidement confronté au principe de Peter. La place du papa est dans les gradins à encourager son fils.

Et elle est principalement là la différence avec le hockey scolaire. Les étudiants-athlètes sont supervisés par des entraîneurs qualifiés, professionnels et compétents qui encadrent les étudiants-athlètes mais aussi les parents. Croyez-moi la différence est majeure. La gestion est juste et équitable, et ce, autant sur la glace qu’en dehors de cette dernière.

Mon garçon est maintenant un «Brave» depuis deux ans. Le programme de hockey des Braves est chapeauté par Yannick Lachance qui s’est associé à la Commission scolaire de l’Énergie pour le volet académique, ce qui permet à mon fils une adéquation entre les études et le sport qu’il chérit, le hockey. Ainsi, il y a de l’école les avant-midis et les après-midi sont consacrés au hockey. Résultat global: il est enthousiaste à l’idée de se lever le matin et de partir pour l’école, ses notes ont augmenté et il connaît une progression considérable au niveau des habilités relatives au hockey.

Personnellement, je ne crois pas que le hockey scolaire soit la solution pour tous, la majorité des programmes hockey sont associés à des établissements privés ce qui fait monter rapidement la facture. C’est là un autre avantage du programme des Braves qui est associé à deux établissements publics. Cependant, si Hockey Québec ne corrige pas le tir, et ce très rapidement, je crains que la migration du hockey civil au profit du hockey scolaire sonne le glas des différentes associations de hockey mineur.

Junior St-Onge

Notre-Dame-du-Mont-Carmel