L’auteur de ce texte utilise l’allégorie du bateau pour partager sa réflexion sur le contexte municipal à Louiseville. Le capitaine à bord y entreprend, rappelons-le, son «deuxième voyage».

Et c’est parti pour le meilleur ou pour le pire!

Le 5 novembre dernier, le Princesse Louise prenait la mer pour les quatre prochaines années. À bord de ce beau grand voilier battant pavillon louisevillois rouge, sept officiers choisis par un peu plus du tiers de la population de la ville de Louise, le personnel affecté à sa bonne marche et l’ensemble de l’électorat dont presque deux sur trois se sont sentis forcés d’embarquer dans «le bateau».

Le capitaine, lui, en est à son deuxième voyage, mais, comme la première fois, il ne sait vraiment pas vers où mettre le cap: il ne connaît pas la direction vers laquelle le voilier est orienté et, pour tout dire, il s’en fout pas mal. 

En principe, il est le timonier mais, comme la première fois, il se peut fort bien qu’il décide de ne pas tenir la barre et qu’il laisse le voilier voguer au gré du vent… Pour lui, ce qui compte, c’est souhaiter que la population n’ait pas le pied marin et qu’elle soit bien disposée à vivre une croisière amusante. 

Il se peut toutefois qu’il doive commander aux membres de l’équipage – son directeur général en tête – de choisir la destination du voyage s’il se rend compte que la population en a marre de voir le voilier faire du sur place et tourner en rond. Il ne faudrait surtout pas, par-dessus le marché, que certains de ses officiers aient le mal de mer et qu’ils lui vomissent dessus… La chose est possible, car il y en a quand même quatre qui en sont à leur premier voyage en mer.

En ce début de croisière, il semble bien que le capitaine et ses officiers s’entendent comme larrons en foire. Cela dit, une mutinerie à bord demeure toujours une possibilité. Surtout qu’ils sont déjà nombreux, dans la population, à chuchoter que le capitaine n’est pas vraiment celui qui «mène la barque», qu’il y a un membre de sa garde rapprochée qui «en rame pas mal large». Comment va-t-il réagir lorsqu’il prendra la mesure de cette rumeur? 

En attendant, le capitaine du Princesse Louise va saisir toutes les occasions pour se promener sur les différents ponts du voilier à la rencontre de son peuple. Il va multiplier les salutations et les poignées de main, ayant compris depuis longtemps que c’est la meilleure méthode pour devenir et demeurer capitaine. Il va donc prendre tous les moyens pour que la croisière s’amuse. Comme dans la mythique série américaine The Love Boat!

Michel Neveu

Louiseville