Dur, le métier d’arbitre au hockey...

Je ne sais pas trop comment m’exprimer et comment utiliser les bons termes afin de décrire la situation vécue il y a peu de temps, sur une patinoire de la région.

Vous connaissez sans doute ces affiches installées dans les arénas, rappelant qu’un arbitre est un jeune en constant apprentissage. Le problème n’est pas de réussir à faire passer le message avec la pancarte, mais davantage de le faire comprendre aux parents, aux entraîneurs et aux joueurs.

Récemment, j’étais d’office pour deux parties comme officiel en charge au hockey. J’ai connu une soirée de misère, pour être franc. Une soirée terrible. J’ai mal arbitré. Ce n’est cependant pas ce qui m’a démoralisé le plus, puisque je garde en tête que je suis en constant apprentissage. Ce qui me frustre, c’est de voir des entraîneurs derrière le banc lancer des insultes, comme si j’étais du poisson pourri. Malheureusement, les joueurs les imitent, et ce, du début jusqu’à la fin de la partie.

«T’es un ostie de pourri!», «Impossible de faire pire», pour ne nommer que ces phrases entendues. C’est ce qui m’attriste le plus de toute la situation. Personnellement, j’arbitrerai demain et ce sera un nouveau jour, je continuerai à apprendre.

Cependant, quand on parle de pénurie d’arbitres dans le monde du sport, il faut se poser les bonnes questions. Pourquoi est-ce ainsi? Il faut se forger une coquille pour résister à la forte pression que les entraîneurs te mettent sur les épaules. Mais c’est n’est pas grave, demain je recommencerai, en étant amélioré et en ayant toujours le plaisir de pouvoir faire le plus beau des métiers, celui d’arbitrer. S’il vous plaît, faites votre part.

William Vaudrin

Trois-Rivières