D’une minorité à l’autre

Dans son discours d’adieu, M. Couillard a suggéré au nouveau gouvernement de prendre soin (take care), de s’occuper de nos minorités.

À mon humble avis, le Québec accueille bien les nouveaux arrivants, mais il a du mal à les intégrer dans cette société distincte. À cet effet, je crois que les Québécois ont oublié qu’ils font partie eux-mêmes d’une minorité, non seulement au Canada, mais en Amérique.

Est-ce que la minorité francophone est bien traitée dans le reste du Canada? Nous n’avons qu’à voir ce qui se passe en Ontario et au Nouveau-Brunswick pour avoir une idée de la façon dont les communautés francophones sont malmenées.

C’est peut-être la raison pour laquelle nous avons de la difficulté à intégrer les minorités: lorsque les francophones ont du mal à se faire respecter dans le reste du Canada et qu’au fond de nous, francophones du Québec, nous savons que nous sommes une minorité forte, mais qui subit l’assaut quotidien des influences de l’hégémonie culturelle du continent américain.

Marc Laprise

Trois-Rivières

Démoniser la viande? Non merci!

La Nature dans sa sagesse a créé une moitié des animaux qui dévore l’autre moitié.

La viande c’est délicieux, nourrissant, revigorant, pourvu qu’on n’en abuse pas. Un bon repas végétarien c’est aussi savoureux et j’en suis. Mais les humains ne sont pas des vaches, quoi qu’en disent les «Témoins de Végéhovah». Qu’est-ce qui est plus nocif? La viande ou les fanatiques? La question se pose.

La consommation de viande diminue au Canada selon Sylvain Charlebois, qu’on peut lire dans ces pages, mais elle explose partout sur terre à mesure que les pays émergents sortent de la misère: augmentation de 2,3 % par année depuis les dix dernières années, selon la FAO (ONU) et l’OCDE.

Plus de végétaux sur la table, oui. Démoniser la viande, non merci.

Michel Favreault

Sainte-Ursule