Doug Ford

Doug Ford: un être ignoble!

L’histoire se répète. Notre Donald Trump canadien fait des siennes. Je parle de Doug Ford, premier ministre de l’Ontario. Quel être ignoble!

Ses agissements me rappellent ce que ma grand-mère m’a enseigné lorsque j’étais enfant, soit la déportation de mes ancêtres acadiens en 1755 et de ne pas l’oublier... C’est tout comme: il ressemble au gouverneur Lawrence à l’époque.

Il avait promis aux Franco-Ontariens durant sa campagne électorale qu’il préserverait leurs acquis et qu’il érigerait leur université francophone. Il avait aussi indiqué qu’il entendait garder le poste du commissaire à la défense de leurs droits. Parole non tenue sans aucune raison valable.

D’ailleurs, il se fiche éperdument du vote francophone et ce sont les anglophones du nord de Toronto qui l’ont élu. «Business is business».

Je doute qu’il ait déjà mis les pieds au Québec tellement qu’il me semble ignare et sans culture. Ses œillères l’empêchent de voir plus loin que l’Ontario.

Plus jeune, nos voisins et amis étaient anglophones et on blaguait sur ce qu’on disait les uns à propos des autres. Les anglos disaient que nous étions des «frogs» (grenouilles) et nous les appelions les «têtes carrées qui avaient besoin de prendre quatre pilules lorsqu’ils avaient des maux de tête».

Blague à part, le premier ministre ontarien Doug Ford ne connaît rien de notre culture et surtout, il ne veut rien savoir.

Que se passe-t-il actuellement chez les nouveaux premiers ministres anglophones?

Prenons le dernier au Nouveau-Brunswick qui ne parle par un mot français et qui semble ne pas vouloir faire d’efforts pour apprendre. Sommes-nous revenus en 1755?

J’ai apprécié le courage et la diplomatie de notre premier ministre, François Legault, envers Doug Ford. Mais il n’a pas réussi à l’ébranler au point qu’il revienne sur sa décision.

Je n’ai pas de félicitations à faire à la ministre responsable des droits des francophones, Caroline Mulroney, qui est mi-figue mi-raisin et qui choisit de suivre son chef. On dirait bien que la tradition familiale des Mulroney se perpétue.

Elle ne peut rencontrer la ministre fédérale, Mélanie Joly, avant vendredi car elle est trop occupée, malgré que cette dernière lui ait signifié que la situation était urgente.

Tout ce branle-bas de combat conservateur met le chef Andrew Scheer dans ses petits souliers et donne des munitions à Justin Trudeau pour les prochaines élections.

Jocelyne Bruneau

Trois-Rivières