L’auteure de cette lettre, à titre de candidate de Québec solidaire et mère de famille, apporte ses suggestions pour l’amélioration du système d’éducation.

Donner le goût d’apprendre!

L’auteure, Christine Cardin, est candidate de Québec solidaire dans la circonscription de Laviolette–Saint-Maurice. Elle réagit ici à la lettre signée par les présidentes des syndicats d’enseignants de la région, publiée dans notre édition du 12 septembre dernier.

Dans une lettre fort pertinente qu’elles ont fait parvenir au Nouvelliste, les présidentes des trois syndicats d’enseignants de la région interpellent les candidates et candidats quant à leur vision de l’éducation. Quel type d’éducation voulons-nous nous demandent-elles. Une éducation qui se veut un projet humaniste visant l’émancipation de la personne apprenante? Ou une éducation dont le souci principal est la productivité du personnel enseignant mais également celle des élèves, laquelle se mesure par l’atteinte de cibles statistiques préalablement établies.

À titre de mère de trois enfants en âge scolaire et candidate de Québec solidaire dans Laviolette–Saint-Maurice, on comprendra aisément que je me sens interpellée par le questionnement des porte-paroles de l’enseignement. Je me permets de proposer quelques éléments de réponse à leur lettre.

Pour moi, la qualité de la relation enseignant-élève est au cœur du projet humaniste alors qu’il me semble que c’est sur la recherche constante de performance que s’appuie une approche éducative à l’enseigne de la productivité et de l’atteinte de cibles d’efficacité prédéterminées.

On ne s’étonnera pas d’apprendre qu’à Québec solidaire nous pensons que l’éducation se doit d’être d’abord un projet humaniste. Nous croyons que l’éducation a pour mission première le développement du plein potentiel de chaque personne pour que celle-ci puisse contribuer activement à la vie de la société. Nous privilégions donc une formation générale commune la plus longue possible par opposition avec cette tendance inquiétante à la spécialisation hâtive et à l’orientation quasi forcée. C’est ainsi que les personnes apprenantes pourront le mieux acquérir une culture générale et développer leurs connaissances et leurs compétences sociales et professionnelles pour être mises au service de leur communauté et de la société.

Mais comment concrètement un projet aussi généreux peut-il être rendu possible peut-on se demander? Je nommerai trois des multiples mesures que propose en éducation le programme de Québec solidaire.

• Réduire le nombre d’élèves par classe, notamment au secondaire, pour permettre aux enseignants de développer davantage la relation enseignant-élève si importante pour la réussite scolaire;

• Intégrer graduellement les élèves du réseau privé au réseau public, permettant ainsi un rehaussement du talent d’ensemble dans les classes ce qui, comme le démontrent toutes les études sur le sujet, ne peut qu’être bénéfique pour les conditions d’apprentissage de l’ensemble des élèves;

• Faire en sorte que les enseignantes et les enseignants soient partie prenante des démarches et travaux relatifs aux modifications des régimes pédagogiques, régimes qui sont si déterminants dans l’orientation générale de l’éducation.

Ce sont là quelques éléments de réponse au questionnement que nous ont soumis les dirigeantes syndicales dans leur interpellation. Mais par-dessus tout, disons qu’il faut à tout prix revaloriser la profession d’enseignant en créant un environnement de travail propice à ceux et celles qui ont pour mission de nous donner le goût d’apprendre.

La véritable éducation consiste à tirer le meilleur de soi-même disait le Mahatma Gandhi. Encore faut-il s’en donner les moyens. À Québec solidaire nous sommes profondément convaincus que le Québec les a ces moyens. Suffit d’en décider ainsi!