La semaine dernière, la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières , représentée sur la photo par le président Marco Champagne (à droite) donnait publiquement son appui à IDE Trois-Rivières, représentée par son dg Mario De Tilly (à gauche) pour le projet visant à doter la ville d’une nouvelle aérogare de niveau international. Cette fois, la Chambre interpelle le gouvernement fédéral pour obtenir un soutien financier en lien avec ce projet.

Développement de l'aéroport de Trois-Rivières: nous avons besoin de l’aide du gouvernement fédéral

Les auteurs, Marco Champagne et Andréanne Guilbert, sont respectivement président et directrice générale par intérim de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières. Ils adressent cette lettre à l’honorable Marc Garneau, ministre fédéral des Transports.

Monsieur le ministre,

Le développement de l’Aéroport de Trois-Rivières (YRQ) est une priorité pour la poursuite du développement économique de notre région. Croyant au potentiel immense de cette infrastructure ainsi qu’à l’abondance de ses retombées, c’est en collaboration avec notre partenaire Innovation et développement économique Trois-Rivières (IDE Trois-Rivières), que la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières (CCITR), a choisi d’appuyer publiquement ce que nous croyons être un atout considérable pour notre ville: la réfection de l’aérogare de YRQ.

À cet égard, nous saluons votre écoute lors de notre rencontre du 9 novembre dernier, où notre partenaire IDE Trois-Rivières présentait un projet de nouvelle aérogare mûrement réfléchi et représentant un réel besoin, en faisant même une priorité pour eux. Depuis cette rencontre, le projet a évolué en ajoutant des particularités pour que ce soit une infrastructure «verte», avec la certification LEED. Détenant un emplacement unique et stratégique, YRQ a accès à 5 millions d’habitants à une heure et demie de voiture à la ronde. Avec sa piste de 2,75 km (9006 pieds), plus longue que celle de l’aéroport de Québec (YQB), YRQ pourrait définitivement jouer dans la cour des grands. En 2018, ce sont près de 27 000 mouvements d’aéronefs réalisés sur la piste, une croissance d’utilisation de 40 % par rapport à l’année précédente et deux fois plus qu’en 2015, trois ans plus tôt. Cela a également eu une incidence favorable sur la vente de carburant d’aviation, alors que YRQ est réputé pour offrir un excellent service aux pilotes d’aéronefs et représente un pôle important au Québec dans les aéroports régionaux. Les pilotes d’aéronefs choisissent YRQ pour le ravitaillement.

Déjà, des entreprises comme AAR connaissent du succès en exploitant la piste de YRQ, nécessaire à leurs activités de maintenance d’aéronefs (MRO). AAR a actuellement des ententes MRO de 500 M$ sur dix ans avec Air Canada, en vigueur jusqu’en 2027, pour l’entretien de 125 appareils à Trois-Rivières (A319, A320, A321 d’Airbus et E190 d’Embraer). AAR peut compter sur deux autres transporteurs comme client, et compte sur environ 400 employés à l’heure actuelle. AAR est le plus grand fournisseur MRO à travers les Amériques et se classe parmi les trois premiers au monde. C’est un privilège pour nous de compter sur leur présence à Trois-Rivières. D’ailleurs, 5 des 24 Boeing 737 MAX 8 cloués au sol, à la suite d’une interdiction de vol au Canada, sont à YRQ. C’est AAR qui a le mandat de suivre les protocoles de démarrage et d’entretien minimal de ces avions à chaque 7 jours.

IDE Trois-Rivières travaille déjà depuis trop d’années sur un projet de nouvelle aérogare, un investissement de quelque 12 M$, sans que le projet n’aboutisse. Cette nouvelle infrastructure «verte» serait en mesure de desservir 250 passagers, une exigence des transporteurs aériens. La Mauricie, et particulièrement Trois-Rivières, a besoin de cette nouvelle aérogare. Pour compléter le montage financier permettant la réalisation du projet, la CCITR, IDE Trois-Rivières et la Ville de Trois-Rivières vous interpellent afin que le gouvernement fédéral investisse dès maintenant dans cette infrastructure régionale. Nous avons déjà l’appui de la Ville de Trois-Rivières pour 25 % du projet, nous nous inscrivons parfaitement dans le programme d’aide québécois pour les infrastructures aéroportuaires régionales (PAQIAR) pour un autre 25 %, il ne manque qu’un soutien du gouvernement fédéral, qui s’avère essentiel dans un dossier comme celui-ci. Aujourd’hui, nous vous interpellons officiellement pour soutenir le développement de notre aéroport YRQ. Nous espérons obtenir une réponse favorable d’ici le 21 juin prochain.