Des subventions à revoir à la baisse

OPINIONS/ Située dans le Sud de l’Alsace, Mulhouse est la seconde ville de la région par sa taille. Moins touristique que Strasbourg et Colmar, la ville de Mulhouse offre quelques beaux monuments et ensembles architecturaux, mais son principal attrait touristique vient de ses musées de très grande réputation. Les plus connus sont ceux de l’Automobile et du Chemin de fer, qui sont le reflet de l’histoire de la ville, fortement marquée par l’industrie.

Le maire de Trois-Rivières y est allé en voyage avec quelques experts aux frais des citoyens de Trois-Rivières avec les revenus de nos taxes.

La ville de Mulhouse a trouvé un moyen de contrer la pollution des autos de courses et de toutes sortes en créant un musée de l’Automobile, c’est à dire par l’immobilisation totale des voitures anciennes et de collection.

En espérant que le modèle soit retenu, car le GP3R en possède déjà pour amorcer le musée et payées à même les subventions trop généreuses pigées à même nos taxes municipales, lesquelles devraient servir avant tout à nous donner des services et à compléter tous les services manquants dans les secteurs périphériques de Trois-Rivières.

Les subventions à toutes les catégories d’activités devraient être révisées à la baisse et tous les commerces qui profitent des retombées économiques (14 millions $ juste dans le cas du GP3R) constituent un bassin de commanditaires approprié pour leurs événements. Sommes-nous obligés de payer avec nos taxes municipales une part des billets pour tous ces événements (GP3R , Danse Encore, Amphitéâtre Cogeco, etc.) afin que les visiteurs aient des billets à rabais, peu importe l’activité?

Aussi, il serait grandement apprécié qu’un bilan financier de chacune des corporations ou activités subventionnées par les taxes municipales de Trois-Rivières soit publié chaque année, tout en détaillant les salaires payés aux responsables ou organisateurs, dépenses de voyage, frais de représentation, bénifices marginaux, acquisitions de biens, etc. Ces informations pourraient être transmises en même temps que la Ville envoie le compte de taxes à ses contribuables, par souci de transparence.

Je félicite les conseillers municipaux qui se sont tenus debout face aux demandes excessives du GP3R et je les encourage à continuer à reviser à la baisse les subventions à toutes catégories d’activités et de favoriser plutôt les améliorations des services dans les secteurs car depuis les 18 années de fusion, plus de 30 millions $ ont été consentis aux divers événements (dont plus de 20 millions $ juste au GP3R) et aucune amélioration n’a été faite dans les rues de mon secteur et dans les rues de plusieurs secteurs fusionnés depuis l’année 2001.

Claude Ricard

Trois-Rivières