Des roses sous un seau...

Que diriez-vous si un amoureux achetait un beau bouquet de roses pour prouver son amour envers sa belle mais qu’en lui donnant, il exigerait d’elle qu’elle le place au centre de la table sous un seau renversé? Il me semble que cela ne va pas de soi tellement ça défie le gros bon sens. Vous ne trouvez pas?

C’est pourtant un peu comme ça que je perçois le port du niqab chez certaines musulmanes au Québec. Je dis «certaines» parce que ce n’est pas le lot de la majorité d’entre elles mais bien plutôt d’une minorité que je trouve un peu trop entêtée.

D’autant plus que rien, absolument rien, dans le saint coran n’oblige les femmes à se cacher la figure sous des voiles si peu féminins. Et d’autant plus qu’aucune coercition islamique sous peine de risquer le fouet ou la lapidation au Québec ne vienne mettre leur vie en péril. C’est plutôt leur entêtement qui peut, il me semble, exaspérer certains groupes islamophobes et ainsi mettre ces femmes en danger. 

Quand je croise des musulmanes coiffées d’un tchador, qui est totalement différent parce que permettant le visage découvert, je les trouve belles. Il y en a de tellement beaux tchadors et avec des couleurs si attrayantes. 

Rien à redire de ces femmes, jolies à souhait, qui me gratifient en plus de leur si beau sourire! Elles peuvent échanger sans problème avec moi en me présentant leurs frimousses qui selon moi deviennent le miroir de leur âme. Ça invite à communiquer d’une manière tellement positive tout en préservant la pudeur de leur choix religieux que je respecte beaucoup. 

Je ne perçois pas chez ces femmes, d’une part, une provocation envers la société québécoise, et d’autre part, une soumission dégradante à une autorité masculine, mais une façon toute féminine et personnelle de se vêtir. Ça impose le respect de la différence et c’est très bien.

C’est pour ces raisons que j’adhère totalement à la loi sur la laïcité que vient de voter le gouvernement québécois dernièrement. 

Je ne pense pas que cette loi, qui exige que les services publics, reçus ou donnés, se faisant dorénavant à visage découvert, soit si déraisonnable. 

Et je ne pense pas également qu’il y aura obstruction de la part des juges de la Cour suprême du Canada quant à une soi-disant atteinte à la sacro-sainte charte des droits et libertés sur ce point, quoi qu’en dise notre célèbre juriste Julius H. Grey. 

Il en va, comme du seau sur le bouquet de roses, du simple gros bon sens! 

Pierre Bourassa

Trois-Rivières