Des questions pour Desjardins

OPINIONS / Comme 2,9 millions de membres, je me pose cette question face à l’attitude du Mouvement Desjardins depuis l’annonce du vol de nos données personnelles.

Reconnaissant que Desjardins a agi avec transparence et célérité dans ce dossier, du moins en partie, je m’interroge toujours sur ce qui ressemble à une responsabilité partagée et limitée dans le temps.

Pourquoi m’offrir un service de surveillance sans frais de cinq ans seulement, sachant qu’un numéro d’assurance sociale est émis à vie et non pour cinq ans? Est-ce normal qu’après ce délai, je devrai payer Équifax environ 20 $ mensuellement si je souhaite maintenir ladite protection? N’est-ce pas à Desjardins de m’offrir ce service à vie, les conséquences n’ayant pas de date de péremption?

Finalement, en cas de vol d’identité, Desjardins ne devrait pas limiter le montant maximal de sa protection financière, du moins pour ceux qui étaient membres au moment dudit incident. Mince consolation pour Desjardins, je ne changerai pas d’institution bancaire, le mal est fait!

Quant à l’imputabilité, est-ce seulement un mot du dictionnaire?

Robert Lacharité

Shawinigan

Empreinte écologique, dites-vous?

Je ne sais pas pour vous autres mais moi, cet été, je suis plus conscient que jamais de mon empreinte écologique. Si bien, par exemple, que je me retiens de monter spontanément en solo à La Tuque à partir de Trois-Rivières avec ma voiture pour aller assister à l’un ou l’autre de ces Jeudis centre-ville endiablés.

Conscient de mon empreinte? Je vous confie que j’en viens par ailleurs à me demander pourquoi. Oui, pourquoi maintenir cette ferveur alors que des nouvelles récentes de l’actualité m’informent qu’il faut tout simplement apprendre à composer avec l’environnement pour se blanchir de le polluer.

C’est vrai. Regardez le pipeline de monsieur Justin dans l’Ouest qu’on se disculpe de devoir construire en faisant la promesse de consacrer à une hypothétique conversion énergétique pancanadienne tous les profits qui en résulteront.

Regardez le «troisième lien» de monsieur Bonnardel à Québec qu’on se garde bien de vouloir construire uniquement pour les véhicules polluants en faisant la promesse – bien sûr – d’y jumeler un corridor (le mot est à la mode…) pour les transports en commun. Sans quoi, on ne le faisait pas, a juré le ministre!

Alors, est-ce que ça me donne des munitions pour aller à La Tuque l’un de ces jeudis sans trop me le reprocher?

Réjean Martin

Trois-Rivières