Des mesures à mettre en place pour les personnes plus isolées

OPINIONS / Plusieurs mesures de santé publique ont été annoncées par les gouvernements, le CIUSSS et les villes. Cependant, une inquiétude demeure concernant les personnes les plus isolées de notre société. Différentes réalités (âge, pauvreté, problème de santé, etc.) font que certaines personnes sont plus isolées. Ces personnes vivent seules et ont peu de liens avec leur entourage. Plusieurs n’ont plus de famille et peu d’amis. Bref, ils sont en situation de plus grande fragilité. Nous leurs demandons de demeurer chez elles mais comment nous assurer qu’elles vont bien?

Il faut toujours penser aux personnes les plus à risque et c’est ce qu’a fait le gouvernement du Québec jusqu’à maintenant. Il faut faire un pas de plus pour s’assurer que les personnes plus isolées se portent bien, physiquement et mentalement, et seront en mesure de passer à travers cette situation.

Il n’y a pas de solution unique. Bien sûr, nous devons tous faire un effort individuel supplémentaire avec les gens de notre voisinage ou de notre entourage. D’ailleurs, certains citoyens et citoyennes ont commencé à offrir leur aide à des personnes qu’ils ne connaissent pas, par exemple, pour aller faire leur épicerie si elles ne peuvent pas le faire. Bravo pour cette solidarité!

Notre système public doit être en mesure de faire également certaines interventions. Pensons, entre autres, à nos services de maintien à domicile au CIUSSS qui travaillent avec des personnes moins autonomes. La question est de savoir s’ils auront les moyens et les ressources pour faire ce suivi en plus de leur travail régulier indispensable.

Nous pouvons aussi penser aux organismes communautaires et bénévoles. Ces organismes ont développé depuis plusieurs années des liens avec plusieurs personnes isolées et moins autonomes. Certains de ces organismes ont déjà des mesures spéciales telles des chaînes téléphoniques quotidiennes auprès de leurs membres pour s’assurer que tout va. Là encore, il faudrait s’assurer qu’ils auront les ressources nécessaires pour être en mesure de rejoindre plus largement que leurs membres.

Il est important que ces actions soient coordonnées. Lorsque tout le monde est responsable mais personne en particulier, cela ne fonctionne pas. Est-ce le rôle de la santé publique régionale? Celui des villes? Je ne sais pas mais il faut qu’une organisation coordonne le tout et s’assure ainsi d’une certaine efficacité. Travaillons ensemble à «n’échapper» personne et à sortir plus forts et solidaires de cette crise.

Jean-François Aubin

Trois-Rivières