Des gagnants et des perdants

Mon opinion est simple: je ne suis pas contre les produits laitiers américains. Les personnes qui vont être gagnantes, ce sont les consommateurs.

Ceux qui peuvent être perdants, selon moi, ce sont les petits fermiers de 35 à 75 vaches. Aux États-Unis, notamment au Vermont, il y a beaucoup de fermes industrielles de 350 à 400 vaches. Aux États-Unis, le lait est en bourse des marchés à terme, le Chicago Mercantile Exchange.

De mon côté, j’ai toujours voulu que les frontières s’ouvrent. Si les Québécois se disent qu’on doit prendre seulement les produits laitiers québécois, c’est leur affaire. Mais selon moi, si les produits laitiers américains provoquent une chute de prix, plus la compétition sera forte. Sauf qu’il y aura des perdants et des gagnants. À vous de déterminer qui seront ces gagnants et ces perdants.

Richard R. Marcouiller

Ex-acériculteur

Trois-Rivières