Des fonctionnaires qui semblent s’acharner

Je me demande bien pourquoi certains fonctionnaires ont un plaisir fou à s’acharner sur des personnes pauvres qui, en majorité, vivent avec moins de 10 000 $ par année. Je me demande parfois s’il y a ou non certains fonctionnaires qui sont payés au rendement. On dirait parfois que certains fonctionnaires pensent que la «shop» leur appartient, pour reprendre cette expression populaire.

Vous, qui vivez avec un bon salaire, je vous demande, s’il vous plaît, d’arrêter de vous acharner sur les moins nantis. Je cite cet exemple qui a paru dans le Journal de Montréal de septembre dernier où on parle d’une dame quadraplégique à qui on réclamait la somme de 7500 $ parce qu’elle recevait un montant pour contraintes sévères à l’emploi, en lui disant qu’elle n’avait pas droit de toucher à cette prestation. Cette dame a dû se rendre jusqu’à son député pour avoir gain de cause. Cette personne ne savait probablement pas qu’il existe des organismes à but non lucratif comme le Mouvement d’action solidaire des sans-emploi (MASSE) des Chenaux qui sont là pour défendre ces personnes.

Ce n’est pas un choix que l’on fait que de vivre de cette façon. Pour la majorité des gens qui vivent de l’aide sociale, plusieurs d’entre eux et elles ont des maladies chroniques (maladies de cœur, invalidité, etc., qui entraînent des pertes d’emploi et la pauvreté). Ces personnes sont traitées parfois comme des criminels que l’on soupçonne de n’importe quoi alors que ces personnes ont de la difficulté à se nourrir trois fois par jour.

Et si c’était le contraire et que le peuple s’acharnait sur certains fonctionnaires avides de préjudices de toutes sortes. Ils ne la trouveraient pas drôle, je pense. Je sais bien que cela ne représente pas la majorité d’entre eux. La plupart de ceux-ci sont des personnes  respectueuses et capables de bien servir le bénéficiaire de l’aide sociale pour qu’il puisse survivre dans ce monde de misère.

Si le tiers des Québécois travailleurs vivent d’une paye à l’autre, imaginez le bénéficiaire de l’aide sociale. Je sais qu’une minorité de bénéficiaires ont un revenu de travail au noir, mais attention, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Certains d’entre eux n’ont même plus la capacité de vivre avec leurs chèques. Il y a même des policiers qui sont obligés de faire deux emplois pour réussir à arrondir leurs fins de mois…

Nous vivons dans un monde de surconsommation. Gare à vous, le pire est à venir, je crois, si je me fie à ce que je lis parfois dans le journal. Fini le temps du bas de laine; il n’y a plus d’argent à mettre dedans.

Claude Béland

Notre-Dame-du-Mont-Carmel