Le grand patron de Desjardins Guy Cormier.

Des coopératives résolument engagées dans le 21e siècle

L’auteur, Guy Cormier, est président et chef de la direction du Mouvement Desjardins.

Du 14 au 20 octobre, les 3000 coopératives du Québec, dont quelque 120 en Mauricie, célèbrent la Semaine de la coopération. À cette occasion, le Mouvement Desjardins salue l’action inspirante de ces coopératives, petites et grandes. Des coopératives qui innovent pour répondre aux besoins du 21e siècle.

C’est le cas de la Guilde des développeurs de jeux vidéo indépendants du Québec, qui regroupe 155 studios générant plus de 2000 emplois directs et indirects. D’ailleurs, les studios Comméléo et Virtuelis de Shawinigan sont membres de cette coopérative. Fondée en 2016, la Guilde a pour mission de soutenir la croissance des studios en mettant en commun leurs ressources, tout en préservant leur autonomie créative.

Avec sa nouvelle plateforme numérique intégrée, La Coop fédérée mise sur l’intercoopération pour permettre aux producteurs agricoles de prendre le virage numérique. Une des fonctionnalités de la ferme intelligente s’appuie sur l’imagerie satellite qui permet de suivre l’état de santé des cultures et prédire le rendement avec ses variations dans un même champ. Avec cette plateforme, La Coop fédérée a remporté en 2018 un Mercure dans la catégorie Développement d’une technologie Web ou mobile décerné par la Fédération des chambres de commerce du Québec.

Pour la création de la Bourse du carbone Scol’ERE, la Coop FA de Lévis s’est elle aussi vu remettre cette année un Mercure dans la catégorie Stratégie de développement durable. Le projet offre un programme éducatif portant sur la consommation, l’énergie et le transport ainsi que les matières résiduelles. Depuis 2010, cette initiative a rejoint 11 000 jeunes de 9 à 12 ans qui, avec leur famille, ont adopté de nouvelles habitudes écoresponsables qui ont évité l’émission de 50 000 tonnes de gaz à effet de serre. En Mauricie, trois organismes sont accrédités pour accompagner les jeunes dans leur effort citoyen: la SADC de Maskinongé, le Réseau InTerre-Actif et la SADC de la Vallée de la Batiscan.

Imaginez comment ces jeunes seront, pour le reste de leur vie, des ambassadeurs exceptionnels de la nécessaire transition vers une économie plus sobre en carbone.

La coopérative william.coop regroupe, quant à elle, 600 centres de la petite enfance (CPE) du Québec, dont 28 de la Mauricie et 18 du Centre-du-Québec. Elle leur offre un instrument d’achats en ligne générant des économies substantielles au bénéfice ultime de plus de 65 000 enfants utilisant les CPE. Depuis 2013, william.coop appuie le virage numérique de ses membres en offrant aux CPE de se doter d’un site web sans frais de conception et de mise à jour, et sans frais d’hébergement.

Sur un autre front stratégique, celui du transfert d’entreprises, la formule coopérative représente un outil collectif pour faire face au manque de moyens de la relève. Ainsi, en 2015, les 15 employés de Central Café à Rimouski ont décidé de se constituer en coopérative de solidarité pour acheter ce commerce établi dans un magnifique édifice historique. L’établissement s’est doté d’une politique d’achat local dans un souci de développement durable. En 2014, une vingtaine d’employés de la Librairie Pantoute à Québec ont quant à eux opté pour une coopérative de travailleurs actionnaire à travers laquelle ils possèdent une partie des actions de l’entreprise et ont voix au chapitre au conseil d’administration de la librairie.

Toutes ces coopératives, comme des centaines d’autres chez nous, contribuent à mieux partager la prospérité. Elles font collectivement une différence. Pour plus de prise en charge. Plus d’emplois en Mauricie et ailleurs au Québec. Plus d’éducation. Plus de qualité de vie démocratique. Plus d’égard envers notre planète.